Après une semaine houleuse, où l’incertitude et les rumeurs se relayaient pour créer un climat de tension et de suspicion entre citoyens d’une part et les élus locaux d’autre part, un terrain d’entente a été enfin trouvé entre les protagonistes de cette scabreuse affaire. En effet, depuis trois jours, les banderoles ainsi que les rassemblements en face du siège de la mairie ont disparu du décor, ce qui a permis aux citoyens de la commune de Timizart de respirer tant ils redoutaient que le bras de fer engagé entre les nombreux mécontents qui ne figuraient pas sur la liste des bénéficiaires à l’aide à l’habitat rural et les responsables locaux ne s’éternise. « C’est un sacré soulagement, nous dira un citoyen, rencontré au niveau du siège de la mairie. Nous avons souffert de cette situation, certains ont même accusé du retard quant à la confection de leurs dossiers administratifs à cause de cette affaire. Nous osons espérer que pareille chose ne puisse se reproduire à l’avenir. Il revient aux autorités d’être vigilantes et d’anticiper sur la réaction de leurs administrés quant aux éventuels prises de décisions qu’elles seront amenées à prendre à l’avenir. ». Si pour le moment la solution préconisée est le dépôt de recours qui pour la plupart remettent en cause la liste des bénéficiaires retenus auparavant, on peut se demander à juste titre quelle serait la réaction de ces derniers s’ils se retrouvent écartés de cette dite liste ? N’irons-nous pas vers un autre conflit ? Telles sont aussi les questions que soulèvent bon nombre de citoyens et qui sont révélatrices des craintes de se retrouver, encore une fois, otages des revendications des uns et des justifications des autres. Par ailleurs, la bibliothèque communale sise à Ahariq Ouatar n’est pas réceptionnée à ce jour et demeure affreusement fermée à la population, nous signalent d’autres citoyens. C’est dire que les motifs de colère subsistent encore et ne sont pas totalement dissipés, chose qui devraient inciter les élus à secouer le cocotier pour répondre dans les délais au besoin de la population qui, à raison ou à tort, s’impatiente. « Il nous suffit de voir la cacophonie quotidienne causée par les moult embouteillages au niveau de l’artère principale de Souk EL Hed, pour se dire qu’un certain laxisme est latent dans la gestion des affaires de la cité » nous confiera un riverain. Selon l’adage qui veut qu’à quelque chose malheur est bon, l’on souhaite que la dernière crise soit un catalyseur des énergies pour sortir la commune du goulot.
A.S Amazigh.
