La célébration de Yennayer, nouvel an berbère, à Tizi-Ouzou s’est faite en grande pompe, à travers toute la wilaya, dans l’attente d’une reconnaissance officielle et de l’inscription de cette journée dans le calendrier des fêtes nationales.
La wilaya, à l’instar de toutes les autres régions du pays et du Maghreb, a célébré le premier jour du nouvel an berbère, 2965, coïncidant avec le 12 janvier. Même si les établissements publics ont ouvert leurs portes, les particuliers, notamment une majorité de commerçants, ont préféré respecter le caractère férié de cette journée. Il fallait en effet profiter des manifestations organisées çà et là pour souhaiter la bienvenue au nouvel an berbère. Pour l’occasion, plusieurs activités ont été initiées dans la région. A commencer par le secteur de la culture qui a mis en place un programme spécial. A la Maison de la culture Mouloud Mammeri, dimanche et lundi, un colloque sur « La littérature de l’oralité et le conte populaire : de la transmission culturelle à la construction identitaire » a été organisé. Une activité qui regroupe plusieurs conférences animées par des professeurs universitaires locaux, mais aussi étrangers. Des conférences à travers lesquelles plusieurs aspects du patrimoine culturel berbère ont été mis en avant par les spécialistes ayant pris part à ce colloque de deux jours. En parallèle, la salle de spectacles de la maison de la culture a abrité hier, un spectacle artistique. Il a été animé par une pléiade de chanteurs dont Yasmina, Ali Ideflawen, Sonia Amrani et Said Attab. Les autres localités de la wilaya n’ont pas été en reste dans la célébration du nouvel an berbère. Si à Azazga l’annexe de la maison de la culture a abrité un gala artistique, ailleurs, des comités de village et autres associations ont marqué la journée. C’est le cas à Tizi Rached, plus exactement à Ichariouen, où une offrande a été initiée à la veille de Yennayer. A Bouzeguène, au village Hora, on a fêté la date avec un riche programme concocté par le comité du village. Toujours dans la même région, Aït Saïd fut également au rendez-vous. Toutes les localités se sont distinguées par des ambiances de fête. On citera l’exemple de Larbâa Nath Irathen, de Sedouk et Agoulmim dans la commune d’Aït Khlili. Tout le monde a tenu à l’esprit festif et rassembleur d’un patrimoine à ne surtout pas lâcher. De son côté la radio régionale s’est elle aussi distinguée avec l’initiation d’une soirée toute en couleurs animée par Malika Domrane, Djamel Alam, Ideflawen et Hacene Ahras, entres autres artistes.
T. Ch.

