Célébration de Yennayer – Le mouvement associatif absent

Même si une multitude d’associations sociales et culturelles existent « sur papier » au niveau de la commune de Ain El Hammam, peu d’entre elles peuvent se targuer d’être actives et d’afficher leur présence à tous les événements. Comme la population a eu à le constater durant les festivités de Yannayer, « c’est le calme total », nous signale un enseignant pour qui « un événement de la dimension de Yannayer ne devrait pas passer sous silence, surtout dans une région comme la nôtre, qui s’enorgueillit d’être l’une des principales gardiennes des traditions ancestrales ». Est-ce un manque de moyens financiers ou un hasard du calendrier des responsables, généralement des étudiants qui prennent en charge la présidence de nombreuses associations culturelles ? On ne sait pas. Sur les murs de la ville, lieu de communication par excellence par voie d’affichage, nous n’avons décelé aucune information quant à la célébration du jour de l’an amazigh, quelque part dans la région. Par ailleurs, aucun collectif ne nous a informés, comme de coutume, d’une quelconque manifestation. C’est à croire que les événements sont traités différemment. On arrive difficilement, en effet, à répondre aux nombreuses sollicitations des villageois lors de la fête de l’Achoura ou de circoncisions collectives. Des moments où la plupart des villages, rivalisant d’ardeur, fêtent les « saints » locaux avec musiciens et couscous à volonté alors que, lors de la fête de Yannayer, point de tout cela. Hormis les célébrations au sein des familles, rien n’indique au dehors que nous sommes le douze janvier, premier jour de l’an amazigh 2965. Notons que, par habitude, la plupart des administrations et établissements scolaires ont fermé leurs portes au lieu de saisir l’occasion d’encadrer les élèves et d’organiser une journée scientifique ou sportive pour changer le quotidien des enfants.

A. O. T.