Après la hausse vertigineuse du prix du poulet en atteignant les 400 DA le kilo, voilà que les poissonniers viennent, eux aussi, emboiter le pas aux éleveurs de la volaille pour imposer les prix de leur marchandise sur le marché. Avec 500DA le kilo de la sardine, le consommateur reste perplexe devant une telle situation et ne sait sur quel produit se rabattre. À Bechloul, cette activité se pratique en l’absence totale des normes les plus élémentaires d’hygiène, commençant par le lieu de vente qui n’est guère propice.
L’endroit choisi par ces commerçants longe l’axe de la RN5 qui traverse cette localité et avec le passage des véhicules lourds, la poussière se dirige droit vers le poisson exposé à tous les facteurs météorologiques et à la fumée de ces camions. Pis encore, cette vente se fait à proximité d’un oued, qui traverse également ce chef-lieu de commune, d’où se dégagent des odeurs nauséabondes. L’emballage utilisé dans l’exercice de cette activité est interdit, car les caisses en bois usagées doivent être remplacées par celles fabriquées en plastique dur, alors que ces commerçants continuent à transporter le poisson dans des caisses inappropriées qui ne sont pas loin de générer des maladies au consommateur. D’ailleurs, cela est remarquable partout où on trouve ces anciennes caisses abandonnées dans les endroits de vente après écoulement du produit pour les reprendre le lendemain sans se soucier des passages des chiens errants venus à la recherche de quoi mettre sous la dent.
S. M.

