La réfection de la retenue collinaire de Boufhaïma avait réjoui les agriculteurs auxquels l’eau de ce petit barrage a manqué durant presque quatre ans.Effectivement, en 2002, l’éclatement de la digue a failli emporter quelques habitations et une école. Les services concernés ont recouru à 20 vidanges. “Les travaux ont bien réussi ; nous attendons qu’elle soit remplie durant cet hiver pour nous en servir à l’irrigation”, nous a déclaré un agriculteur. “Dernièrement, nous a appris notre interlocuteur, la conduite d’eau potable alimentant Tizi Ghenif a éclaté. La seule solution est de dévier cette conduite, sinon le danger persistera toujours”, a-t-il enchaîné. Grâce à ce bassin, cette retenue concourt non seulement à la baisse des prix de certains légumes (pommes de terre, tomates, laitue…), mais assure aussi aux agriculteurs leurs consommations alimentaires. Ainsi, si cette conduite qui traverse ce bassin n’est pas déviée, l’avenir de la retenue ne sera pas garantie. Pourtant, elle a englouti une enveloppe financière conséquente. Les riverains nous ont dit que les travaux ont été réalisés dans les règles de l’art.On se demande alors pourquoi l’étude n’avait pas prévu de changer d’itinéraire à cette conduite d’alimentation en eau potable. L’éclatement de cette dernière a même pénalisé la “population de Tizi Ghenif durant quelques jours. Selon notre premier interlocuteur, il est attendu des autorités de prendre la décision adéquate à ce problème. Dans la région de Draâ El Mizan, d’autres retenues subiront des réhabilitations de tous genres. Cependant, le grand problème réside au niveau du barrage dont la capacité d’irrigation dépasse les deux mille hectares. Il faudra le désenvaser, le clôturer et le doter de nouvelle motopompes. Il faudrait aussi songer au moyen de l’exploiter au maximum. “Il faudra le rentabiliser”, pense un agriculteur. Effectivement, ce dernier a raison, car ce barrage est envasé à 80%. On aurait même pensé à le doter de l’énergie solaire, peu coûteuse et plus efficace.
Amar Ouramdane
