Les quantités considérables des eaux de pluie enregistrées en décembre dernier ainsi que les flocons de neige qui recouvrent les hautes cimes du Djurdjura n’ont pas étanché la soif des habitants de la Crête-Rouge.
Ainsi, c’est le phénomène de l’été dernier qui vient de se reproduire au niveau de cette localité caractérisée par une absence d’eau pendant près de quatre mois. Cette fois encore, et depuis plus d’un mois, cette matière vitale ne coule plus dans les robinets sans qu’une prise en charge palliative de la part des autorités locales ne se fasse sentir. Selon les informations en notre possession, cette absence d’eau potable ne relève pas de l’ordre naturel, puisque, au niveau des forages, le débit n’a enregistré aucune diminution. Mais, ce sont vraisemblablement les machines qui viennent de tomber une fois encore en panne. Et pour s’approvisionner en ce liquide précieux, les citoyens ont eu recours aux citernes dont les prix affichés ne sont guère à la portée de touts. Pour un montant de six cents dinars, beaucoup de ménages butent sur les difficultés d’économiser cette matière qui sert à la fois à la consommation, la cuisine et le ménage, ce qui, forcément, oblige le villageois à s’en approvisionner au moins deux fois par semaine. Cependant, en sus des sommes à débourser, le citoyen fait face également à la non disponibilité des tracteurs à citernes. Au niveau de ce village, ces engins agricoles n’existent pas en nombre suffisant à même de répondre aux attentes des citoyens. Enfin, faut-il le rappeler, la crise que traverse la commune d’El-Adjiba dans le fonctionnement de son assemblée est à l’origine de beaucoup d’autres anomalies, et cette situation freine le développement local et par ricochet le citoyen demeure le seul perdant dans ces luttes intestines.
S. M.

