Le transport fait défaut

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À Vouaklane, un quartier périphérique du chef-lieu de la commune d’Aghbalou, la population est confrontée à un sérieux problème de transport. Pour se déplacer au chef-lieu communal, les habitants du quartier, nombreux à s’être installés ces dernières années dans le coin, n’ont pas vraiment beaucoup de choix : soit faire l’auto stop, ou tout simplement effectuer le trajet à pied. Ce quartier, où ont été implantées de nombreuses infrastructures (lycée, collège, cites résidentielles…), se trouve à plus de 3 kms du chef-lieu communal. On vous laisse imaginer le calvaire que vivent les résidents au quotidien en raison de cet éloignement, mais aussi de l’absence d’une desserte vers ce quartier. Pour faire des achats ou se déplacer en famille, les habitants font souvent appel aux services de clandestins, moyennant des sommes allant jusqu’ à 400 DA la course. Ce qui est loin d’être à la portée de tous. «Je dois faire de mains et des pieds pour emmener, chaque matin, mes deux gamins à l’école primaire sise au chef-lieu communal. La tâche se complique plus une fois l’hiver arrivé. Sinon pour faire mes courses, là encore c’est toute une autre galère», nous confie un résident du quartier. Nul n’est épargné par cette situation ; lycéens, enseignants, ouvriers, fonctionnaires et parfois même les collégiens en souffrent le martyre. En fin d’après midi, à la sortie des classes, des centaines de gosses «tracent la route» pour rejoindre leurs domiciles. Il arrive que des autonomistes s’arrêtent pour faire monter quelques élèves. Certains lycéens, eux, font carrément le chemin inverse. Car au lieu de remonter la route pour rentrer chez eux, ils y redescendent pour tenter de rallier la RN 15 et remonter ensuite en bus. La RN 15, elle, est desservie par les fourgons et autres bus. Pour les élèves scolarisés aussi bien au niveau du collège que du lycée, il n’existe ni transport scolaire ni encore moins celui privé. Les rares fourgons affrétés par la commune sont loin de répondre aux besoins de près d’un millier d’élèves scolarisés sur place. Leurs enseignants, notamment ceux résidant dans les communes voisines, font face au même problème, et ce depuis l’ouverture du lycée. Pour y remédier à cette situation, les responsables devront songer à créer une ligne de transport et encourager les transporteurs privés à assurer cette desserte, d’autant plus que le quartier est appelé dans peu à devenir un nouveau pole urbain. Les sièges de la sureté urbaine, de la Protection civile y sont déjà installés, et des cités résidentielles y sont en chantier.

D. M. 

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