Les travaux d’aménagement prévus à la cité 200 logements communément appelés » Les tours » tirent à leur fin. En effet, dans une virée sur les lieux, il nous a été donné de constater que les promesses données aux résidents ont été respectées. D’abord, il faudra signaler que les cours des trois immeubles ont été bitumées. » Nous sommes satisfaits car maintenant il n’y a plus de boue. Même les bordures que nous avons demandées ont été implantées », précisera un représentant du quartier. Pour le moment, nous constatons qu’une entreprise a été retenue et que les travaux des murs de confortement sont lancés. » Ils sont indispensables parce que les talus qui longent les immeubles subissent chaque hiver de petits glissements », ajoutera le même interlocuteur. Et de continuer: » une fois que ces murettes seront réalisées, nous lancerons une opération de plantation d’arbustes d’ornement pour éviter des érosions « . Dans cette cité signalons au passage, que dans ces immeubles habités depuis le début des années 90, certaines marches d’escalier sont délabrées. » Quand il fait nuit, on risque de tomber », soulignera le même intervenant qui nous rappelle que si les façades extérieures ont été refaites, il n’en est pas de même pour les cages d’escaliers. Juste à côté même si les logements squattés en mai 2001 au moment des événements douloureux du printemps noir ont bénéficié de ces opérations d’aménagement, leurs occupants ne sont pas encore régularisés. » Nous demandons à être régularisés. Que des commissions soient dépêchées sur les lieux pour faire leurs enquêtes car nous ne pourrons pas à vivre sans certaines commodités. Et ainsi, notre situation sera claire. S’il y a ceux qui n’ont pas ce droit au logement, et ce dossier sera clos », estimera un squatteur. Effectivement, cet interlocuteur a raison de raisonner de la sorte car ces citoyens ont habité déjà quatorze ans dans ces logements. Dans cette commune, plus de deux cents logements sont dans cette situation.
Amar Ouramdane
