Draâ El-Mizan – Le prix de la pomme de terre ne baisse pas

Même si parfois, on constate que certains prix des fruits et légumes subissent des baisses, celui de la pomme de terre est toujours en hausse. Contrairement, à ce qui a été déclaré par le ministre de l’agriculture qui avait associé la hausse des prix au mauvais temps, rien n’a été fait alors que les pluies ont cessé de tomber depuis plus de dix jours. L’annonce faite que des milliers de tonnes de ce produit stockées seront mises sur leur marché augurait aussi une baisse des prix. « On a entendu que l’arrivée de ces quantités sur les étals feront baisser les prix. Malheureusement, on ne voit rien de cela. Son prix augmente toujours », nous déclare un consommateur. En effet, le prix de ce pédoncule varie entre 50 et 75 dinars. « Pour le moment, on n’a pas encore ramené la pomme de terre dont le ministre a parlé. Au marché de gros, on la paie à 50 dinars voire plus. Vraiment, on ne sait pas quoi répondre à nos clients qui nous accusent de spéculateurs », nous répond un détaillant que nous avons approché au marché de fruits et légumes. Selon le même interlocuteur, le prix de ce légume est loin de revenir à la normale. « Il faudrait peut être attendre la fin du mois de mai ou le début du mois de juin pour espérer une baisse avec la prochaine récolte », nous explique le même marchand. Concernant la tomate, celle-ci a enregistré un petit recul. En effet, elle est proposée entre 120 et 140 dinars au lieu des 160, voire 180 dinars d’il y a quelques jours. Mais, les consommateurs considèrent que son prix est toujours inabordable. Pour le moment, les haricots verts ravissent la vedette à tous les autres quand on sait qu’ils sont affichés entre 350 dinars et 450 dinars dans certains espaces de vente de fruits et légumes. La banane, quant à elle, relève de l’impossible avec son prix de 700 dinars le kilo. Le consommateur se dit laminé d’autant plus ce ne sont pas les seules augmentations auxquelles il fait face depuis le début de l’année en cours. Pour lui, le barème des hausses n’a pas de limite. Dernièrement, nous dira cet autre consommateur, c’est le prix du café qui a brusquement augmenté. Un paquet de 250 grammes de café moulu a subi une hausse de 15 dinars soit 60 dinars le kilo. D’ailleurs, la tasse de café est déjà passée de 25 dinars à 30 dinars. Sur les étals, toutes les étiquettes ont été changées sous prétexte que la TVA a augmenté de 2% dans la loi de finances de 2017.  » Quand la TVA change, tout change va avec. Le consommateur paie le produit fini », tente de démontrer un commerçant en mettant tout sur le dos de la libéralisation des prix même lorsque certains produits sont subventionnés par l’état tels le lait, la farine et le sucre. Au finish, le pauvre consommateur n’a qu’à abdiquer ou qu’à serrer plus la ceinture en évitant de consommer des produits même lorsque ceux-ci sont indispensables. « Même les produits de première nécessité ne sont pas épargnés quand on paie un sachet de lait à 35 dinars voire plus dans certains villages », conclut un client qui faisait la chaîne dans l’espoir de voir le livreur de lait arriver.

A. O.