Le chef-lieu dans la gadoue

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Les pluies torrentielles qui se sont abattues ces deux derniers jours sur la localité de Bir-Ghbalou, située à une quarantaine de kilomètres à l’Ouest de la wilaya de Bouira, ont causé de nombreux désagréments aux habitants des différents quartiers. Plusieurs quartiers ont été tout simplement, inondés. Leurs routes, majoritairement en phase de réfection, étaient envahies par des tonnes de boue, gravats, sable, terre et autres objets charriés par les eaux torrentielles. Une conséquence d’un laisser-aller notoire des services de l’APC, chargés du nettoyage des avaloirs, des accotements et des caniveaux pour éviter que ces eaux torrentielles ne se déversent hors des canalisations et inondent les rues. Une situation qui a pris l’allure de catastrophe devant la furie de ces eaux pluviales. En effet, dès l’entrée de la localité à hauteur du populeux quartier de «Haï Nassr», des tonnes de boue s’amoncellent partout au point qu’il est impossible aux automobilistes comme aux piétons de traverser le quartier. Pis encore, des écoliers en bas âge, ne pouvant prendre le risque «d’enjamber» le sol fangeux, ont été empêchés par leurs parents de se rendre à leurs écoles de peur de se prendre les pieds dans une boue épaisse de près d’un mètre. « Cette année et comme à chaque saison hivernale et de grande pluie, notre commune baigne dans la gadoue. Le plan d’aménagement du chef-lieu, que nous avions tant attendu n’a finalement pas tenu ses promesses. Seules les deux routes nationales 18 et 08 ont été réhabilitées. Aujourd’hui, nous interpellons le premier magistrat de la wilaya, pour mettre un terme à cette catastrophe. Nous revendiquons également la mise en place d’un nouveau plan d’aménagement qui touchera tous les quartiers et ruelles de notre commune », nous dira Saïd, un habitant de cette localité. Le manque de bitumage des routes et le manque d’éclairage public la nuit finissent par empoisonner la vie à ces habitants qui s’estiment «oubliés» par les autorités publiques. Ils affirment avoir adressé plusieurs correspondances aux autorités locales qui, précisent-ils, « sont restées lettre morte ». Ils y décrivent leur désappointement de voir maculés de boue leurs enfants, leurs femmes et eux-mêmes dans les rues de leurs quartiers ou ailleurs, comme à l’entrée de la mosquée. 

O. K

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