Une structure à moderniser

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 Le marché hebdomadaire des véhicules d’occasions d’Aomar, un des plus anciens et des plus fréquentés du Centre du pays, nécessite des travaux de réaménagement et une réorganisation de travail pour faire de lui une structure moderne répondant aux normes, surtout en termes de prestations de service. 

À l’heure actuelle, la structure n’offre que le minimum aux centaines de clients qui y transitent chaque mardi. Ceci dit, beaucoup de choses sont à revoir et des points noirs restent à combler au niveau de ce marché à commencer par l’aménagement du site. En effet, l’assiette de terrain sur laquelle est implanté le marché ne répond plus aux normes. Celle-ci ressemble plus à un terrain vague, nu et cabossé qu’à un site destiné à accueillir des voitures. Durant la saison hivernale, à la moindre ondée, le terrain se remplit de gadoue et voit apparaître des flaques d’eaux. Donc, la structure demande entièrement à être réaménagée. Sur ce point, il serait préférable d’installer un revêtement en béton dur ou en goudron. De plus, il est plus qu’impératif de délimiter les emplacements des véhicules. Quant à la clôture, dont une partie du site est dépourvue, elle est entièrement à revoir. Le site ne peut être ouvert aux quatre vents, mais il devrait être clôturé. La aussi, des accès gardés doivent être créés. À l’état actuel des choses, on entre au site et on y sort comme on veut. À l’entrée principale, l’agent chargé d’encaisser la redevance du stationnement est tellement débordé qu’il est incapable de gérer le flux de véhicules qui accèdent au site. Il arrive souvent que l’agent en question court après les clients qui tentent de frauder et échapper au contrôle. Une telle tâche ne peut être assumée par une seule personne, mais devrait être gérée par plusieurs agents, à moins qu’un poste de police ne soit installé à l’entrée du marché. Chose qui fait actuellement défaut. À l’entrée du site, il n’y a ni barrière de sécurité ni encore moins de poste de police. Un agent tente, tant bien que mal, de gérer le flux des automobilistes et de leur faire payer les places de parking. L’accès principal est tellement encombré que des files de véhicules se forment dès l’ouverture du marché. Un autre point noir est à relever : il s’agit de l’éclairage. Celui-ci est inexistant au niveau du marché que ce soit à l’entrée principale qu’à l’intérieur du site. En cette période hivernale, les clients qui arrivent aux aurores doivent se déminer pour pouvoir stationner, car il fait sombre. Pis encore, cette défaillance de l’éclairage retarde davantage le lancement des transactions commerciales. Le négoce ne débute qu’à la levée du jour. Ce n’est pas tout, puisque la sécurité fait aussi défaut. En dépit de l’affectation de quelques agents sur le site, celui qui se rend dans ce marché n’a pas l’impression d’être en sécurité. Le dispositif gagnerait à être renforcé afin que les gens se sentent en sécurité. Ces agents pourront avoir comme autre tâche d’organiser les lieux, en plus de veiller sur les biens des clients. L’absence de sanitaires en est un autre problème qui se pose et qui demande une prise en charge. Cependant, le seul point positif à relever, si c’en est un, c’est la mise en place de plusieurs gargotes à la disposition des gens voulant se restaurer. Ce sont là les nombreuses lacunes, et pas moindres, qui demandent à être prises en charge par les services municipaux. Et ces derniers ont tout intérêt à réhabiliter le marché et à le moderniser, d’autant que ce dernier assure des recettes fiscales non négligeables à la municipalité. Réinvestir une partie de ces recettes dans des travaux de modernisation, à coup sûr garantira, à l’avenir, des recettes pérennes à la commune.      

  D. M. 

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