« Risque d’impact négatif sur les exportateurs de gaz »

Le conflit gazier russo-ukrainien risque d’avoir un impact négatif plus important à long terme sur les exportateurs de gaz naturel par gazoduc, a estimé jeudi à Alger le ministre de l’Energie et des mines, Chakib Khelil. « Le risque de ce conflit est plus important à long terme sur les producteurs et exportateurs de gaz naturel qui approvisionnent l’Europe à travers les gazoducs comme l’Algérie et la Norvège », a-t-il déclaré à la presse en marge d’une des séances de questions orales des députés à des membres du gouvernement. Selon l’explication de Chakib Khelil, le risque est que la crise russo-ukrainienne et ses conséquences immédiates sur les pays européens poussent l’Europe à « mettre en place une politique de diversification de ses sources d’approvisionnement » en gaz naturel ; ce qui, ajoute-t-il, prive des fournisseurs de parts de marchés importantes. Parmi les options envisageables, le ministre a cité le recours à d’autres fournisseurs tels que l’Egypte, le Qatar et le Nigeria, en plus des nombreuses possibilités de recours à l’achat de gaz naturel liquéfié (GNL) transporté par bateau. Le conflit gazier russo-ukrainien, réglé samedi par un accord de compromis entre les deux pays, a eu également des retombées non souhaitées qui se sont traduites par une hausse des prix du pétrole et du gaz, a encore indiqué Chakib Khélil Il a cependant assuré que l’Algérie « continuera à respecter ses engagements contractuels vis-à-vis de ses clients comme elle l’a toujours fait, même dans les moments les plus difficiles ». Dans le cas où les pays européens opteraient pour une diversification de leurs fournisseurs, a-t-il encore précisé, « l’Algérie, grand pays producteur de gaz, devrait amortir le choc grâce à la politique de diversification de ses clients qu’elle a toujours adoptée pour se prémunir précisément contre ce genre de risque ».