Un enseignant menace de s’immoler par le feu

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l Un instituteur occupant un logement socio-éducatif depuis 6 ans à la cité d’Ihaddadène à Béjaïa, menace de s’asperger d’essence et de se brûler vif si jamais une autorité s’approchait de son domicile pour mettre à exécution, dans les faits, la décision d’expulsion prise à son encontre par le tribunal de Béjaïa en date du 31 décembre 2005.Dans son cas, ils sont cinq enseignants à la cité d’Ihaddadène. Les quatre autres, même s’ils ne menacent pas de se tuer par le feu, leurs situations ne sont pas moins dramatiques.La génèse de leur histoire, qui a connu plusieurs rebondissements, remonte à l’année 1999. A cette date, alors qu’ils ont été retenus par la commission d’attribution de logements aux enseignants, le directeur de l’éducation de l’époque, faisant l’impasse sur les propositions de la commission d’attribution de logements, octroie les cinq logements à cinq enseignants de son choix, selon les dires des responsables du BETEWB. Mais les bénéficiaires désignés par la commission de logements mettent l’administration devant le fait accompli en occupant, sans papiers, les logements en question.Et depuis, c’est la guerre sans merci entre ceux occupant les logements et ceux qui ont les arrêtés d’attribution pour les mêmes logements. Voulant régulariser la situation et sans doute, surtout, apporter la paix entre enseignants le nouveau DE annule les décisions de son prédécesseur et confirme les propositions de la commission d’attribution des logements.Ne l’entendant pas de cette oreille, disent les syndicalistes, le tribunal de Béjaïa vient à la rescousse des protégés du premier DE en déclarant, nulles, les décisions du second.Et le 31 décembre dernier, lorsqu’en guise de cadeaux de fin d’année le tribunal prononce l’expulsion des cinq instituteurs, le syndicat des enseignants, pour qui il est hors de question de mettre dehors des familles en plein hiver, prend position en faveur des occupants des lieux.Affaire à suivre.

B. Mouhoub

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