Il a signé son adhésion en qualité d’artiste, interprète titulaire des droits voisins – Idir chez l’ONDA

Après Rachid Taha, Khaled, Mami, Souad Massi et d’autres artistes de renom, c’est enfin au tour de l’auteur de « A vava inou va », de « Zwits Rwits » d’être reçu, dimanche dernier, au siège de l’Office national des Droits d’Auteurs et Droits voisins (ONDA) à Bologhine pour, entre autres, signer « son adhésion en qualité d’artiste, interprète titulaire des droits voisins en vue de bénéficier des droits à copie privée et de la rémunération équitable », a-t-on appris dans un communiqué de la direction générale dudit office. Idir a, en outre, été reçu par le DG de l’ONDA, M. Sami Bencheikh El Hocine, et ses collaborateurs. Cette visite a permis à l’artiste Algérien de « renouer le contact avec sa société de droit d’auteur originelle, et de mettre à jour son répertoire d’œuvres protégées par l’ONDA. Idir, de son vrai nom Cheriet Hamid, a pris connaissance de la stratégie de développement adoptée par l’ONDA et s’est félicité des progrès accomplis par l’Algérie en matière de protection des droits d’auteurs et droits voisins », a encore précisé le communiqué. La musique de ce précurseur de la musique moderne kabyle est née de l’association de différents instruments, mais celui de la base de son œuvre est bien la flûte du berger Kabyle. Il s’agit, d’ailleurs, du premier instrument dont il a appris à jouer dès son plus jeune âge. Les sonorités entremêlées de guitares, flûtes et autre derboukas caractérisent la musique d’Idir. Bien qu’écrites en kabyle, ses chansons ont une portée universelle. D’où le qualificatif de World Music souvent donné à cette œuvre. Les sujets de ses chansons recouvrent différents thèmes, comme l’exil (A Vava Inouva), la fête (Zwits Rwits) ou encore les souvenirs (Cfigh). Il est né en 1949 à Ait Lahcène (Ath Yeni), géologue de formation, il était voué par son cursus à suivre une carrière dans l’industrie pétrolière, mais le destin l’orienta vers la musique. En 1973, il composa « Erssed erssed a y-ides », puis il produit son premier album intitulé « A vava inu va » qui connaîtra un retentissant succès de dimension planétaire. Cette chanson traversera 77 pays, et traduite en 15 langues… La version française a été interprétée par le duo David Jisse et Dominique Marge en 1976, avec des paroles poétiques et une voix féminine très douce. En 1979, il sort un nouvel album, Ay Arrac-Nnagh? (Ô Nos Enfants). En 1999, Idir enregistre Identités, dans lequel il réunit Manu Chao, Dan Ar Braz, Maxime Le Forestier, Gnawa Diffusion ou encore Zebda. Aux dernières nouvelles, Iddir reviendra bientôt en Algérie pour un plus long séjour.

 Sadek A. H.