A Larbâa Nath Irathen, si pour certains le sujet de discussion de ces derniers jours, ne tourne qu’autour de la neige et du gaz, pour d’autres au contraire, leurs discussions ne cessent de se focaliser sur l’ancienne résidence du chef de daïra qui tombe en ruine. Un sujet qui n’arrête pas de susciter de l’inquiétude au sein de la population et qui prend de l’ampleur de plus en plus. En effet, ladite demeure, sise au chef-lieu, (à proximité de la station de fourgons de Tizi-Ouzou), est dans un état lamentable. Un chef-d’œuvre du patrimoine colonial, qui est malheureusement laissé à l’abandon depuis que le dernier locataire est contraint de vider les lieux. Mais le chef de daïra à préféré s’installer dans la seconde résidence sise à l’enceinte même de la daïra. A défaut d’être occupée par un locataire qui la prendrait en charge afin de lui éviter une mort certaine (surtout avec l’usure du temps), la vielle résidence ne cesse de se dégrader et de s’effriter. Pire encore, celle-ci se voit accueillir de nouveaux locataires, plutôt, pas commodes, qui la transforment en un lieu de débauche, surtout la nuit. Ils s’y installent aux heures tardives de la nuit, à l’abri des yeux, sans que personne n’intervienne pour mettre fin à ces agissements et préserver cette demeure de ruines certaines. Cette maison peut servir pour les nombreuses familles. Ahmed, un quadragénaire, originaire de Ledjenane nous dira à propos de cette résidence : «C’est vraiment dommage de voir un bien public, un chef-d’oeuvre, se dégrader à ce point au su et au vu de tout le monde, sans que personne ne puisse bouger le petit doigt. A qui le rôle de préserver les biens de l’état ? Pourquoi personne ne s’inquiète de l’état de cette résidence, pourtant sise au cœur de la ville ? Et termine en disant : «Plusieurs personnes souffrent dans la localité elles sont mal logées, cette résidence peut accueillir une dizaine de familles temporairement. Elle peut être transformée en bureaux pour accueillir les nombreux services étatiques. Enfin, la population est unanime au sujet de cette résidence, qui ne cesse de se dégrader et souhaite de toute urgence que les autorités compétentes interviennent pour sa prise en charge afin de la préserver et de la sauver d’une mort certaine.
Youcef Ziad
