Aït Yahia Moussa Un enfant a été attaqué la semaine dernière – Attention aux chiens errants !

C’est devant l’école primaire frères Belkacemi que des chiens ont attaqué, mardi dernier, un enfant qui se rendait à l’école.

Heureusement, pour lui, un marchand de fruits et légumes qui venait de s’installer au marché hebdomadaire qui se tient chaque mardi dans le même droit à quelques centaines de mètres de l’établissement est intervenu en lançant des pierres en direction de la meute de chiens. Terrifié l’écolier a couru si vite pour arriver devant le portail de son école où il y avait ses camarades. Si on donne comme exemple ce cas, c’est dire que ces derniers jours, saison de la reproduction de ces canidés, il n’échappe à personne de voir ces dizaines de chiens traverser la route principale de ce chef-lieu sans oublier de relever qu’ils rôdent aussi dans les décharges sauvages initiées ici et là par des citoyens qui manqueraient de civisme parce que des bacs à ordures y sont implantés dans tous les endroits sensibles. « Dernièrement, une vieille qui allait vers le siège APC a été elle aussi attaquée par l’une de ces bêtes qui nous font vraiment peur. Depuis, je ne laisse jamais mes deux enfants se rendre seuls à l’école. Ils encourent ce danger d’être mordus par ces chiens errants », nous dira cet habitant du chef-lieu. Si ces bêtes prolifèrent, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas eu de campagnes d’abattage, mais c’est parce que le citoyen a aussi sa part de responsabilité. C’est que nous fera savoir une source proche de l’APC. « Nous organisons régulièrement des campagnes d’abattage. Au moins une fois par trimestre. Sachant que notre chef-lieu est traversé par une route nationale (RN 25), certains automobilistes gênés par des chiens qu’ils ne peuvent pas entretenir et élever n’hésitent pas de les y jeter. Et avec leur reproduction, ils se multiplient. Au fil du temps, ils grandissent pour devenir des dangers en permanence », nous confiera notre source. Cette dernière se permettra même de nous donner les arrêtés affichés à ce propos à chaque fois qu’une opération est décidée. « On règle des factures importantes. Les résultats sont souvent satisfaisants. Mais, seulement pour un laps de temps et puis c’est le retour à la case départ », poursuivra la même source. Ce phénomène prend, donc, de l’ampleur à telle enseigne que même les autorités locales ne lui ont pas encore trouvé de solution définitive. « Si nous avions au moins une police communale qui veillerait à ce que les usagers de cette route n’y lâchent pas leurs petits chiots. Il y a même certains de nos concitoyens qui en font autant. Ils sont complices, puis ils viennent ensuite se lamenter auprès du service concerné », terminera la même source. Une chose est sûre : quels que soient les éclaircissements apportés par les uns et par lesautres, ces bêtes constituent un danger public d’autant plus qu’elles s’attaquent souvent aux personnes vulnérables, (enfants et vieilles personnes).

Amar Ouramdane