Dans le cadre du programme de regroupement 2015, la chambre de l’agriculture de Béjaïa a organisé jeudi dernier, avec le concours de la Direction des services agricoles et conservation des forêts une journée de vulgarisation et de sensibilisation sur l’élevage des abeilles, et ce, au niveau du centre culturel de Sidi-Aïch. Les représentants des deux organismes susdits ont longuement expliqué à l’assistance les contours de la filière apicole en étayant leur argumentation par des exemples concrets et une étude exhaustive sur ce domaine vivrier. Une foule nombreuse était présente lors de cette journée d’information, notamment les apiculteurs de la région de Sidi-Aïch. Cependant, les conférenciers ont insisté sur l’apport de la formation dans ce type d’élevage, car une meilleure connaissance de la ruche peut générer un meilleur rendement, en sus de la qualité du miel produit. L’élevage des abeilles contribue amplement à la valorisation des ressources mellifiques, notamment sur les hauteurs des massifs montagneux. L’Akfadou, une forêt riche en flores par excellence, constitue un éden pour l’élevage des abeilles, notamment pour la qualité du miel produit par les apiculteurs locaux. L’absence d’une assise industrielle sur les hauteurs de la vallée de la Soummam n’est sûrement pas une fin en soi, car d’autres opportunités peuvent s’offrir à la population locale, telles que l’apiculture, l’arboriculture, l’aviculture, l’élevage ovin, bovin et caprin… autant de créneaux que peuvent investir les jeunes demandeurs d’emploi. C’est dans cette optique que les représentants de la chambre de l’agriculture et de la Direction des services agricoles et la conservation des forêts ont invité les jeunes à s’impliquer davantage dans la promotion de ses filières vivrières. L’apiculture est un secteur qui reste à promouvoir et à protéger en Algérie, et cela passe inéluctablement par ce type de journées organisées par la chambre de l’agriculture. Comme il est primordial de former les candidats à l’élevage des abeilles pour mieux cerner leur domaine et améliorer de facto la productivité du miel. À cinq mille dinars le litre de miel, le prix reste de loin prohibitif aux consommateurs en dépit des vertus thérapeutiques de cette denrée. Toutefois, peu de jeunes accordent crédit à investir dans l’élevage des abeilles, nonobstant l’apport pécuniaire que peut générer une telle activité.
Bachir Djaider
