Affaissements sur la RN15, à Tizi L’Djamaa…

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Conséquence des dernières intempéries, deux affaissements de route, dont l’un s’est produit, il y a quelques jours seulement, à la sortie du lieu dit Tizi L‘Djamaa, sur la RN15, dans la commune d’Ath Bouyoucef, à cinquante kilomètres au Sud-Est de Tizi-Ouzou, compliquent la circulation automobile.

Ce qui ne va pas sans embarrasser les usagers qui s’impatientent de voir la remise en état des lieux.  Située au-dessus du stade communal, la récente dénivellation n’est remblayée que sommairement avec de la terre qui se transforme en boue à la moindre averse. Contrariés, les automobilistes sont contraints de rouler doucement pour passer l’endroit sans encombre et éviter de racler le sol avec les châssis de leurs voitures. Mais ce n’est que partie remise puisque un kilomètre plus en amont, avant d’aborder le premier tunnel, un affaissement plus important ne cesse de générer des désagréments aux chauffeurs de passage vers les wilayas limitrophes.

L’état de la chaussée, déformée à souhait, empire de plus en plus, devenant un calvaire pour les conducteurs qui empruntent ce tronçon de la RN 15, situé entre la commune d’Ath Bouyoucef et le village de Tirourda, relevant, lui, de la commune d’Iferhounene. L’asphalte, emporté par un éboulement sur plus de trois cents mètres, est dégradé depuis maintenant deux ans, sans qu’aucune réparation ne soit entamée. En dehors de la période des neiges, la RN 15, via le col de Tirourda, connaît un trafic routier intense, vers Bouira et les autres wilayas de l’Est. «Même si la qualité du sol rocailleux et très endommagé ne permet pas un confortement, il reste que l’intervention d’un  engin de travaux publics pourrait élargir l’endroit et permettre au trafic routier de s’effectuer normalement. De toute façon, c’est aux ingénieurs des TP que revient la décision de choisir le type de travaux à envisager », nous dit un chauffeur de fourgon de transport de voyageurs qui fréquente ce chemin, quotidiennement.

Ce sont, surtout les habitants de Tirourda dont cette route de montagne représente un raccourci, vers le village niché en contrebas du col du même nom, qui sont pénalisés par cette situation. Pour rentrer dans leur bourg ou en sortir, ils sont obligés d’emprunter une piste, difficilement carrossable, pour rejoindre, après un long détour, la route d’Illilten. « Les pétitions adressées à toutes les autorités locales et de wilaya  n’ont pas encore eu la réponse attendue », nous disent les villageois qui espèrent qu’une oreille attentive viendra exaucer leur vœu.

A.O.T.

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