Draâ El-Mizan Célébration de la journée nationale du Chahid – Intenses activités

Comme la wilaya de Tizi-Ouzou a abrité les festivités de la célébration de la journée nationale du Chahid qui coïncide avec le dix-huit février de chaque année, les localités n’ont pas été en reste.

Ainsi, à Draâ El-Mizan, le programme s’est étalé sur trois jours. En plus du rituel dépôt de gerbes de fleurs sur les carrés des martyrs et les stèles de la région, d’intenses activités ont eu lieu dans toutes les communes de la daïra. Au lycée Ali Mellah, les activités ont été lancées le dix-sept avec une exposition dans le hall de l’établissement en collaboration avec la Direction de l’éducation et le musée du Moudjahid de M’Douha. De leur côté les lycéens ont eux aussi participé en présentant leurs travaux (écrits et dessins) en relation avec l’événement. Le troisième jour, des élèves ont visité tout d’abord la stèle érigée à Ait Yahia Moussa à l’effigie du colonel Krim Belkacem, le buste représentant ses compagnons ainsi que la plaque commémorative dédiée aux martyrs de la commune. Rappelons que c’était la veille que le ministre des Moudjahidine avait inauguré officiellement ce chef-d’œuvre. Ensuite, ils se sont rendus jusqu’à Tizra Aissa, village natal du Lion des Djebels, pour une halte à la maison natale des Krim devenue Musée Krim Belkacem après sa restauration en 1999. Là ils ont eu l’occasion de pénétrer le seuil de la chambre où était né ce grand héros. « C’est pour la première fois que je viens ici. Vraiment, beaucoup de secrets sont encore cachés. Sincèrement, je n’entends presque pas parler de ce grand homme et je ne savais pas que c’était dans ce village qu’il était né. Je promets de revenir d’autres fois pour me recueillir dans sa chambre. Pourtant, c’est un grand symbole de la révolution », nous dira un de ces lycéens. Comme lui, d’autres étaient surpris de découvrir ce lieu et n’arrivaient pas à comprendre pourquoi depuis des années ils n’ont pas été invités à s’y rendre. Jeudi dernier, au CEM Base 7, la directrice de l’établissement, madame Bendif Djedjiga et son personnel ont consacré l’après midi à cette journée. « En plus d’une pièce de théâtre jouée par la troupe de la maison de jeunes Larbi H’Sissène de Ain Zaouia, nous avons retenu des chants patriotiques par les élèves ainsi qu’une conférence sur l’histoire présentée par le professeur d’histoire-géographie madame Younès », nous a confié notre interlocutrice. En effet, après l’écoute de l’hymne national, puis après avoir observé une minute de silence à la mémoire des martyrs de la révolution, il y a eu des élèves qui sont montés sur le podium et qui ont fait écouter à l’assistance des chansons en arabe et en kabyle en relation avec la guerre de libération nationale telle l’immortelle chanson patriotique de Farid Ali « A Yemma Aâzizen Ou Restrou », en d’autres termes « ô mère chérie, ne pleure pas ». S’en est suivie la conférence dans laquelle l’intervenante est longuement revenue sur le combat des Algériens pour le recouvrement de leur indépendance et aussi sur l’organisation des militants jusqu’au déclenchement de la révolution le premier novembre 1954 et bien sûr tous les sacrifices des ces hommes et femmes qui se sont donnés corps et âme jusqu’à l’indépendance. La conférencière a rendu un grand hommage à ces pionniers qui doivent être pris en exemple par les futures générations. Les acteurs de la troupe de Ain Zaouia ont suscité aussi, l’admiration des présents car la mise en scène de la pièce a été très bien travaillée avant d’être jouée. « Ils ont parfaitement réussi. Vraiment on dirait de vrais guerriers », estimera un organisateur. Par ailleurs, à Ain Zaouia, et plus précisément à l’école primaire Frères Mamou du chef-lieu, ce sont les petits écoliers qui ont tout préparé aussi bien les chansonnettes que la pièce théâtrale et toutes les autres activités. Là aussi, il y a eu pleine d’activités le même jour en présence de l’inspectrice de l’éducation, des parents d’élèves et des autorités locales. « C’est la meilleure manière d’apprendre l’histoire aux enfants. Il faut leur donner cette chanson de tout faire sans être guidés. Laissons-les travailler tous seuls et ils feront des miracles », tel est l’avis d’un cadre de l’éducation en retraite.

Amar Ouramdane