l L’APC de Boghni a enregistré durant la période allant de 1997 à 2005, un déficit estimé à plus de 30 millions de dinars. Ce chiffre effrayant nous a été communiqué par le nouveau président d’APC, M. Saïd Yahiatene. Selon lui, les dettes contractées « ont rendu la situation financière de la commune extrêmement difficile si l’on en juge par les chiffres légués par nos prédécesseurs ». Les montants parlent d’eux-mêmes, après la répartition des dettes selon les chapitres, qu’ils soient liés au fonctionnement ou à l’équipement. Ainsi, pour le premier, le manque à gagner est evalué à plus d’un milliard neuf cents millions de centimes. Quant au second, si on jumelle les dépenses diverses et l’équipement, on atteindra une somme avoisinant les 11 millions de dinars. A la question de savoir l’origine de cette triste réalité, le chef de l’executif communal nous a clairement précisé que « la diminution des recettes de la commune par le biais du produit fiscal, la faiblesse des capacités de recouvrement, les charges très élévées imposées pour la commune dans le budget de fonctionnement » sont les principales raisons de cette situation. On note ici que le maire n’a pas voulu engager la responsabilité de l’ancien exécutif communal, car l’essentiel pour lui, réside dans les moyens à mettre en oeuvre pour retrouver les équilibres souhaités pour l’APC. En ce sens, il compte bien, selon ses propos, solliciter l’administration pour éponger un tant soit peu ces dettes, tout en souhaitant, sur un autre plan, que « dans le cadre des PCD et des projets sectoriels, les parts qui reviendront à sa municipalité soient plus conséquentes afin de relancer les opérations de developpement ». Enfin, en ce qui concerne la gestion financière, « une action sera menée pour générer d’autres recettes en réactivant la région communale, mais sans oublier de mener une politique d’austérité capable de mettre fin aux dépenses inutiles », nous a ajouté, en guise de conclusion, le président de l’APC.
M. Haddadi
