L’assemblée générale des élus programmée par le P/APC de Seddouk pour aujourd’hui, dont l’ordre du jour porte sur le bilan de l’année 2014 et les PCD 2015, sera boudée par les huit de l’opposition. En ce sens, nous avons consulté un élu de l’opposition qui nous a informés de la décision prise par ces collègues de ne pas y prendre part. « Nous avons décidé de bouder l’assemblée générale des élus de ce lundi pour diverses raisons. Tout d’abord, les 19 élus de l’APC ont décidé d’un commun accord que toutes les assemblées publiques des élus se tiennent le samedi, jour du week-end. Le maire a donc décidé de son propre chef de la tenir un lundi, ce que nous avons dénoncé dans notre dernière déclaration. Puis, nous n’avons pas reçu le bilan que nous devons décortiquer pour pouvoir le discuter. Enfin, nous n’avons pas été associés à la répartition des PCD 2015. Pour nous, toutes ces entorses au code communal sont un déni de droit que nous porterons à l’intention du wali de Béjaia quand il nous accordera la demande audience que nous lui avons formulée», a t il dit.
Cela remonte à quelques mois déjà que les huit élus de l’opposition (cinq de la liste des indépendants et trois du parti FLN) et le président d’APC de Seddouk, Djamel Tigrine d’obédience FFS et son équipe, se livrent une guerre sans merci où tous les coups sont permis. Devant ce bras de fer entre des élus censés s’unir dans le but de développer leur commune, le citoyen lambada, reste lui médusé de voir ses intérêts relégués au second rang par ceux qu’il a mandatés et s’interroge par la même sur le mutisme de l’administration qui tarde à se manifester pour mettre de l’ordre dans la fourmilière car ce pourrissement de la situation qui n’a que trop duré risque de provoquer des conséquences fâcheuses dans les mois à venir. Quoi qu’il en soit, la population et l’administration n’ont pas encore dit leur dernier mot car c’est à eux qu’échoient le pouvoir et les compétences requises pour prononcer le verdict final. Rappelons donc les faits. Les huit élus de l’opposition ont signé leur première déclaration le 08 janvier passé où ils dénoncent une « mauvaise gestion caractérisée de l’édile communal. » Pour prendre sa revanche, le P/APC n’a pas trouvé mieux que de tenir une assemblée le 02 Février passé avec les élus de sa coalition et les membres du conseil consultatif afin d’arrêter la liste des recrutements, ignorant les huit élus de l’opposition qu’il n’a pas jugé utile d’associer à cette réunion. Le P/APC a programmé une autre réunion avec le conseil consultatif pour le 14 février passé en conviant cette fois-ci les huit élus de l’opposition à y prendre part tout en les informant que l’ordre du jour porte sur leur déclaration N° 1. C’est au tour des élus de l’opposition de prendre leur revanche. En effet, non seulement ils ont décliné l’invitation et la réunion fut annulée mais ils ont rendu public en date du 11 février, une deuxième déclaration affichée sur les murs de la ville et des villages par laquelle ils ont fustigé le P/APC, lui reprochant un manquement au code communal, faisant fi des règlements qui le régissent. Ils ont mis aussi en exergue, le harcèlement, objet d’un abus de pouvoir envers les élus et les employés. « Le dénigrement, la répression et le harcèlement des élus ou des employés insoumis au régime imposé ne sont pas les moyens appropriés pour une sortie de crise ou de l’inertie dans laquelle baigne notre commune. La preuve étant, la réunion organisée en date du 02 Février 2015 avec le conseil consultatif, portant sur les recrutements de 50 agents et à laquelle nous n’avons pas été conviés d’une façon délibérée et minutieusement calculée » écrit-on. Dans un autre chapitre, ils se sont adressés aux membres du conseil consultatif, les exhortant à rester neutres en pareilles circonstances leur rappelant leur noble mission d’œuvrer pour asseoir une démocratie participative et de contribuer à une vision et à une stratégie de développement durable dans une gestion saine, transparente et équitable. « sans douter de l’intégrité de la sincérité de ses membres, nous souhaitons que le conseil consultatif se consacre pleinement à son rôle de véritables associés dans l’élaboration d’un plan de développement durable de notre commune, tout en restant neutres et vigilants pour déjouer toute tentative de manipulation ou de récupération politique dont ils risquent de faire l’objet ». Il est bon de souligner que les hostilités entre le P/APC et les élus de l’opposition ont commencé avec les départs de deux vice-présidents, membres de l’exécutif. Il s’agit d’Ichallalen Mustapha du RND et de Salim Amiri du RCD.
L. Beddar

