Les enseignants contractuels et vacataires de la wilaya de Béjaïa observeront, aujourd’hui, un rassemblement devant le siège de l’Éducation pour exiger la satisfaction de leurs revendications. Celles-ci se rapportent à leur intégration automatique sans conditions ni concours, le payement immédiat de leurs arriérés de salaires ainsi que leur régularité de versement à chaque fin de mois et, enfin, l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles. Contacté l’un des membres du comité de la wilaya de Béjaïa, A. Maouche en l’occurrence, justifiera les actions de contestation par le refus de la tutelle de répondre favorablement à leurs doléances. Il raisonnera en soulignant que « logiquement, on apprend à enseigner avec la pratique donc les vacataires et contractuels doivent être favorisés par rapport à leur expérience dont certains cumulent plus de quatre années ». Il enchaînera en déclarant que « les pouvoirs publics ont toujours fait appel à ces derniers pour assurer les rentrées scolaires et d’ailleurs ». Notre interlocuteur rajoutera : « Il existe plus de 20. 000 au niveau national dont un millier dans la wilaya de Béjaïa où ils sont, parfois, supérieurs en nombre par rapport aux titulaires comme c’est le cas au niveau du collège d’Acif El Hammam, dans la daïra d’Adekar ». Ainsi donc, selon la déclaration-appel du CLA, la décision de synchroniser les actions au niveau de toutes les wilayas dont celle du sit-in d’aujourd’hui, a été prise lors d’une réunion du comité des enseignants contractuels et vacataires, agissant sous la coupe du Conseil des Lycées d’Algérie, tenue le samedi suite à la répression policière contre le rassemblement organisé à Alger le 10 du mois courant. D’ailleurs, lors de cette réunion, avant d’appeler à la mobilisation d’aujourd’hui, le comité avait tenu à dénoncer cette répression à l’encontre des délégués de wilaya et à rappeler l’adhésion de la corporation à la coordination nationale des enseignants contractuels et vacataires.
A. Gana
