… À Ighil Ali aussi

Un lot de 6 locaux à usage professionnel et artisanal, implantés à hauteur du chef-lieu communal d’Ighil Ali, sont livrés depuis des années à l’abandon. De la dégradation naturelle à la déprédation volontaire, ces locaux affichent une triste figure. Quoi qu’ayant fait l’objet d’une attribution au profit de jeunes diplômés porteurs de projets professionnels, ces locaux restent désespérément fermés. «L’intention des pouvoirs publics de promouvoir l’emploi à l’échelle locale est noble en soi, mais force est de constater que le résultat est un échec cuisant», fait remarquer un retraité d’Ighil Ali, en faisant allusion au programme présidentiel appelé «100 locaux par commune». Et à un autre citoyen de la région, artisan de son état, de faire chorus : «construire des projets, c’est bien beau, mais encore faut-il assurer le contrôle et le suivi nécessaire pour garantir leur rentabilité». D’autres citoyens d’Ighil Ali trouvent «aberrant et insensé» de distribuer des bien sans contrepartie. «Cela relève de l’incurie et de l’irresponsabilité que de procéder à l’attribution d’un local, ou tout autre bien public, sans que celui-ci ne soit assorti d’un loyer conséquent et de l’obligation de son exploitation ou, à défaut, sa restitution», affirme un habitant de la commune.

N. M.