Le bloc opératoire central de l’hôpital Mohamed Boudiaf redeviendra fonctionnel à partir du mois prochain.
C’est ce que nous apprenions lors d’un récent entretien avec le directeur de cet établissement. Situé à l’entrée, sur la gauche, ce service fait l’objet d’une opération de réhabilitation et de réaménagement depuis trois ans. Cette opération touche pratiquement à sa fin. Une visite effectuée avant-hier dans les couloirs nous a permis de nous convaincre de l’imminence de la remise en service de ce bloc. Tout à l’air neuf : la dalle brille comme un sou neuf et les murs ripolinés sont éclatants de blancheur. Les portes fermées à clef en faux acajou attendent d’être rouvertes aux malades dont l’état nécessite des soins rapides et spécialisés. Selon ce responsable, ce service sera composé de six salles opératoires doublées est d’un service de radiologie équipé d’un scanner et d’une mammographie de dernière génération. Une cinquantaine de chirurgiens y seront affectés, dont 12 orthopédistes, 3 neurochirurgiens, 5 chirurgiens pédiatres, 7 médecins réanimateurs, etc. Pour l’heure, les spécialistes trouvent toutes les peines du monde dans la prise en charge des malades au service des urgences qui ne comporte qu’une seule salle opératoire. On se doute de la congestion qui résulte pour ce service où les accidentés de la route et les malades dans un état grave y affluent en permanence. Parmi le personnel spécialisé qui œuvrera au bloc opératoire central, on retiendra, entre autres, l’affectation de 6 gynécologues qui s’occuperont des tumeurs du sein ou du l’utérus, les accouchements par césarienne ou les interventions consécutives aux avortements. Actuellement, tous ces praticiens spécialisés se trouvent concentrés au niveau du bloc opératoire, plus à gauche encore, où ils se relayent au niveau de l’unique salle opératoire en attendant de pouvoir offrir une meilleure prestation de service au bloc central, complètement rénové. Si, au niveau du service des urgences, qui a connu lui-même une opération de réhabilitation, le personnel spécialisé parvient, dès sa réouverture au début du mois de mars de l’année dernière, à réaliser 240 consultations par jour, on devine ce que sera le soulagement qu’apportera le bloc opératoire central qui offrira une prestation de service six fois plus importante ! La seule ombre au tableau, c’est le manque de radiologues. Ce déficit rend le matériel destiné à ce service inopérant pour le moment. En effet, bien que l’acquisition de cet équipement ultra sophistiqué soit dictée par la nécessité de mettre fin aux évacuations vers d’autres wilayas, à la fois éprouvantes et fort couteuses, le problème posé par les transferts pour des examens radiologiques demeure entier à cause de ce manque. Faute d’un spécialiste capable d’interpréter correctement les données fournies par ces appareils, ces derniers sont toujours dans leurs cartons. Conséquence : tout se passe comme si l’hôpital Mohamed Boudiaf ne disposait ni d’un scanner ni d’une mammographie.
Aziz Bey

