Effervescence à l’approche de l’Aïd

La ville d’Akbou a connu, hier dimanche, une grande effervescence à l’approche de l’Aïd El Adha. la place du Printemps noir n’a pas échappé à la « règle » du squat, il en a été de même pour les trottoirs. Tout ce qui est en rapport avec cette fête du sacrifice, était étalé dessus : Vêtements, jouets, pétards, etc, les pères et mères de familles, accompagnés de leurs enfants, s’enquéraient du prix des habits, en tentant de ménager le choux et la chèvre (les caprices des chérubins et le porte-feuille). Cependant, il finissent, pour la plupart, à céder aux désirs de leurs rejetons. « voilà, je te rends cet ensemble, dit un père de famille, il ne plaît pas à ma fille. Je voudrais l’changer ». Le client payera 50 DA de plus le vêtement pour enfant qui coûtait 650 DA, après d’âpres négociations avec un revendeur intransigeant. « Que voulez-vous ? Se plaint le même chef de famille, « C’est les enfants. C’est leur fête, je me sacrifie pour eux ». Sur ce marché improvisé, à vrai dire, il y a le cher et le moins cher. Tout dépend de la qualité, bien entendu. Et toutes les bourses y « trouvent » leurs comptes. Les légumes, ont connu une envolée pour certains, surtout les hors-saison, à l’image du piment, affiché à 120 DA, le poivron 90 DA, l’oignon grimpe un tantinet jusqu’a 55 DA, les fèves coûtent 80 DA pour leur part, côté fruits la pomme ne descend pas au-dessous des 120 DA et la banane est cotée à 100 DA le kg. La viande, quant à elle, a connu une stabilité déconcertante. L’agneau valait 550 DA le kg, le mouton 600 DA et le bœuf 550 DA. Pour les familles qui n’immoleront pas, cela constitue une aubaine, puisque le mouton acheté vivant, reviendra plus cher.

Micipsa Y.