Boukhelifa Pour réclamer un meilleur cadre de vie – Cinq villages protestent devant la mairie

Les habitants des villages de Biou, Takhamt Nour, Zoubai, Ait Guendouz et Boukhelifa ont observé hier, un rassemblement de protestation devant le siège de la mairie de Boukhelifa. Le collectif des associations a appelé à ce rassemblement pour rappeler aux autorités leurs engagements non tenus. Les rédacteurs de l’appel citent, entre autres, un projet sectoriel d’aménagement de la route menant d’El Ainser Oufni vers Zoubai, Boukhelifa, Takhamt Nour et Biou qui piétine depuis un quart de siècle, une salle de soins achevée depuis deux décennies mais toujours non opérationnelle, la route menant depuis El Djemaa jusqu’à Takhamt Nour laquelle est dans un état d’impraticabilité des villages non raccordés au réseau électrique et enfin l’aménagement et le classement en chemin de wilaya du chemin vicinal menant de Boukhelifa vers Ait Guendouz. Bien entendu, la liste des insuffisances est longue et les protestataires n’omettent pas de rappeler la pollution des ruisseaux d’irrigation des vergers et l’absence d’infrastructures culturelles et sportives. Intervenant sur les ondes de la radio locale, l’édile communal reconnaît ces insuffisances mais avoue que cela ne peut se résoudre dans le cadre des programmes communaux de développement et que seuls les budgets alloués dans le cadre des programmes sectoriels peuvent y répondre. Toutefois, il justifiera la non-ouverture de la salle de soins par le retard fait par les services de la Sonelgaz qui ne l’ont pas encore alimentée en courant, de même pour les villages non électrifiés. Pour ce qui est de l’aménagement des routes et du développement de la région, il dira qu’une enveloppe d’un milliard et demi a été dégagée des PCD. Ces habitants ont pourtant adressé auparavant, plusieurs demandes qui sont restées sans suite. La question se pose de savoir pourquoi celles-ci n’ont pas reçu de réponses ? Qu’est-ce qui pousse les autorités à ne répondre favorablement aux doléances des citoyens qu’après avoir fait face à une multitude d’actions corsées ? Il suffit que les citoyens descendent dans la rue, de préférence plusieurs fois, et assiègent quelques institutions étatiques pour que leurs demandes soient satisfaites. Il est vrai que ça peut durer beaucoup de temps mais la ténacité rapporte, souvent, ses fruits. Pourtant, il serait plus judicieux de prendre en charge les préoccupations des citoyens légalistes pour favoriser le dialogue et mettre un terme, ainsi, à l’anarchie qui pénalise, le plus souvent, les simples citoyens, automobilistes et autres étudiants. L’exemple le plus concret de la prise en charge des doléances appuyées par des actions corsées est le cas de la cité de recasement d’Aokas dont les habitants n’ont pu avoir les actes pour entamer les constructions qu’après avoir multiplié les actions de protestations. Ceci a duré plus de deux décennies et pourtant aujourd’hui, ces derniers sont en train de réaliser leurs villas. Pourquoi ce retard pour rien ?

 A. Gana