Le Cnapeste reste inflexible

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Rien ne va plus dans le secteur de l’Éducation nationale et la situation s’empire d’avantage face à la détermination des enseignants des trois paliers confondus d’aller jusqu’au bout de leur lutte syndicale. Le mouvement de grève ouverte, déclenché le 16 février dernier dans les établissements secondaires, les CEM et les écoles primaires, initié par le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest-Elargi), sera maintenu après les vacances scolaires du printemps. Joint par téléphone, le chargé de communication du Cnapeste, M. Messaoud Boudiba, a affirmé que « les enseignants et professeurs ne comptent, en aucun cas, faire marche arrière, et ce, jusqu’à ce qu’il y ait une prise en charge réelle de leurs doléances ». À noter que le Cnapeste compte tenir un rassemblement de protestation dont la date et le lieu n’ont pas été encore décidés. Rappelons, toutefois, que plusieurs rencontres ont été tenues entre les représentants de ce syndicat et ceux du ministère de tutelle pour une sortie de crise, mais en vain. Il y a lieu de rappeler, en outre, que le mouvement de protestation de ce syndicat est motivé par « le non-respect des engagements de la tutelle contenus dans les PV de rencontres signés par cette dernière avec le partenaire social, dont le dernier PV date du 17 février 2014 ». Ce syndicat a, à travers ce mouvement de protestation, lancé un appel à la tutelle pour procéder à l’application des engagements contenus dans les PV de rencontre signée entre les deux parties concernés, qui datent depuis 2013. Sur le plan social, le Cnapest-Elargi demande également « l’alternance du régime des mutations du sud vers le nord et les œuvres sociales, la revalorisation des heures supplémentaires, par la révision des textes en vigueur ». Le Cnapest-Elargi réclame également « une intégration, sans distinction, aux grades de base, en instituant la catégorie 11, pour les enseignants du primaire, et la catégorie 12 pour les enseignants du moyen, tout en définissant le mécanisme permettant le passage des grades de base aux grades supérieurs (principal et formateur) créés par le nouveau statut particulier ». Aussi, il revendique « l’application des textes régissant la médecine du travail, l’octroi d’un quota de logements pour les enseignants du secteur de l’Éducation nationale et la retraite après 25 années de service effectif ».

L. O. Challal

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