Larbâa Nath Irathen ville morte

Partager

Suite à l’assassinat du jeune R. Belkacem, âgé de 39 ans et originaire du village Thaguemount Bouadfel, à environ cinq kms à l’ouest du chef-lieu communal de Larbâa Nath Irathen, la coordination des comités de villages et quartiers de Larbâa Nath Irathen, en guise de solidarité avec la famille de la victime, a organisé, hier, vendredi, une grève générale au niveau de la localité.

Une grève qui a été d’ailleurs, suivie par la majorité des habitants. Les rues du chef-lieu étaient désertiques et la tristesse se lisait sur les visages des rares personnes croisées qui ne comprennent pas cette haine gratuite sans raison apparente n’est justification aucune. En effet, la triste nouvelle de l’assassinat de ce jeune commerçant, qui a trouvé la mort suite au fâcheux attentat commis, mercredi dernier aux environs de 13h00, par des terroristes sur la route menant d’Akerrou vers Azeffoun, à 60 km à l’Est du chef-lieu de Tizi-Ouzou, avait plongé toute la région dans l’émoi et la consternation. Un jeune homme connu pour sa justesse, sa droiture et sa sympathie qui n’a jamais rien fait de mal ou de tort. Son seul tort, peut être, était celui de faire son travail, qui consistait à ravitailler un campement militaire stationné dans la région précitée. L’appel à la grève a été lancé par la coordination en question, juste après que la région avait appris la funeste nouvelle qui avait vite fait le tour de la localité comme une traînée de poudre. Comme un seul homme, la localité s’est levée pour dire basta au terrorisme et aux crimes perpétués, aux attentats, aux attaques, aux agressions, aux bombes, à la terreur.. « Il est hors de question que nous replongeons dans la décennie noire et les années de plombs », dira l’un des membres de ladite coordination, choqué et mortifié. Et d’ajouter : « Il n’est pas question de rester les bras croisés. C’est notre façon de dire sa suffit et halte à ces massacres et à ces attentats. Ce jeune n’a rien fait de tort pour qu’il soit ainsi sauvagement assassiné ». Belkacem a été enterré vers 11h, dans une tristesse et la douleur, en présence d’une foule compacte qui a tenu à lui rendre un ultime hommage.  En fin d’après-midi, juste après l’enterrement de la victime à son village natale, Thaguemount Bouadfel, où un monde fou est venu lui rendre un dernier hommage, la ville avait rouverte timidement.

Y. Z.  

Partager