L’Agence de l’amélioration et du développement du logement (AADL), chargée d’accomplir et de gérer les dizaines de milliers d’appartements livrés dans le cadre de la location-vente, est en train de mettre en place les dispositifs nécessaires pour entretenir et protéger durablement ce bien, affirment ses dirigeants. Ses responsables disent vouloir rompre avec la gestion archaïque et bureaucratique des biens immobiliers en vigueur depuis des lustres. Il s’agit d’un système de gestion immobilière, qui s’est imposé comme « une exigence de la modernité pour devenir une nécessité incontournable », a déclaré, dans un entretien à l’APS, le responsable de la direction de la gestion immobilière (DGI) à l’AADL, Mohamed Chebli. Ce système, déjà en place et pris en charge par cette direction, est présenté comme « un système de gestion immobilière adapté aux multiples besoins et exigences de la vie des sites habités », en application d’un arrêté ministériel d’avril 2004 du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme sur une proposition de l’Agence formulée une année auparavant. En fait, il est question d’une expérience nouvelle destinée à garantir rapidement au locataires des sites et au patrimoine immobilier des « services de qualité », avec la participation souhaitée de l’habitant ainsi rappelé au civisme et à la coopération avec les agents chargés de la gestion, de la surveillance et de l’entretien des lieux, des ascenseurs et autres équipements lourds en particulier.
La DGI, opérationnelle depuis avril 2006, exerce son autorité sur les sites AADL déjà livrés, avec le concours du personnel de la gestion immobilière (gestionnaire du site, agents de saisie, gardiens d’immeubles) des deux directions régionales d’Alger et du Centre ainsi que de sous-structures au niveau des wilaya de Mascara, d’Oran, de Sétif, de Constantine, d’Annaba et d’Ouargla.
Cette démarche est assurée par un gestionnaire de proximité, vivant et travaillant sur le site et ayant la responsabilité du bon fonctionnement de toutes ses installations techniques. Il assume en plus d’autres fonctions comme le recouvrement des loyers et des charges, en plus de certaines prestations accessoires telles ques celle de l’acheminement du courrier ou du réaménagement des surfaces.
La gestion immobilière, explique M. Chebli, réside surtout la gestion du site et de ses installations, l’organisation de la maintenance des équipements, la gestion des projets de modification ou de réhabilitation des espaces, et la sécurité des biens et des espaces communs. Tout ceci avec » le souci permanent de maîtriser les coûts de fonctionnement et d’améliorer en continu les services faits aux résidents et aux usagers « . » Il s’agit d’une gestion de proximité et de contact direct et quotidien avec le résident dans son milieu d’évolution, son habitat et son lieu de travail (commerces et services) « , a insisté le même responsable. La DGI, qui assure une fonction de contrôle et d’orientation, gère actuellement un patrimoine de logements livrés et habités de 17 441 unités répartis sur 39 sites à l’échelle nationale. A court terme, ce parc devra passer à 31 000 logements, selon ce directeur. Vers la fin de 2008, il atteindrait les 55 000 logements et 5 000 locaux commerciaux et de services, répartis sur 111 sites dans 24 wilayas pour un total de 1 568 immeubles dotés de 1 156 ascenseurs et alimentés par quelque 80 réservoirs d’eau potable.
Pour faire face à l’énorme déficit accumulé en matière d’encadrement de la gestion immobilière, estimé à au moins 5 000 cadres pour gérer les six (6) millions de logements toutes catégories confondues existant dans tout le pays, des formations de gestionnaires de biens immobiliers sont menées depuis deux ans, conclu-t-il.
R. N.
