C’est ce qu’a indiqué ce département, rattaché d’ailleurs au ministère de l’Agriculture et du Développement rural, le week-end passé, dans une correspondance parvenue à notre rédaction.
L’OAIC, via ce même communiqué, précisera que le prix de cette céréale est maintenu à 1 285 DA le quintal, et assure, sur un autre registre, que les minotiers continueront à être régulièrement approvisionnés à concurrence des quantités fixées au titre de la régulation. La polémique, au niveau national, autour de ce sujet, serait due, selon les experts en la matière, à la hausse ces dernières semaines, des prix sur les marchés mondiaux, soutenus par les craintes de récolte qui sont déjà en repli dans l’hémisphère Nord, d’où la forte demande des pays importateurs. A toutes fins utiles, les dernières augmentations enregistrées dans les principaux marchés mondiaux, qui a fait, aussi présager les pires des scénarios chez les consommateurs, d’autant que ces matières sont classées comme des produits de première nécessité, à cela s’ajoute, le pouvoir d’achat des Algériens, qui, au demeurant, ne peut nullement satisfaire tout le monde, est directement liée aux appels d’offres lancés par l’Egypte et le Royaume chérifien. En effet, le retour aux achats de l’Egypte, qui a lancé un nouvel appel d’offres pour l’achat de 55 000 à 60 000 tonnes de blé, n’a fait qu’amplifier la tension. Lui emboîtant le pas, le Maroc, victime d’une sécheresse sans précédent le printemps dernier, s’est porté acquéreur de 627 000 tonnes de blé d’origine optionnelle et de 350 000 tonnes de blé européen pour couvrir ses besoins sur la période rapproché. « Tout porte à croire que les besoins du Maroc sont supérieurs aux 3 millions de tonnes préalablement annoncés », a indiqué un expert, rapporté récemment par les agences. Ainsi, cette nouvelle offre d’achat de la part du Maroc a provoqué, au courant de la semaine passée, une nette progression des cours sur le marché à terme américain (CBoT), qui devrait, ajoutent les mêmes sources, se poursuivre à l’image des échanges en cours sur la séance électronique continue (e-CBoT). Le marché à terme européen (Euronext) réagissait par une forte hausse et les cours du blé affichaient 3 à 4 euros par rapport aux précédentes journées, dans un volume de transactions étoffé, puisque, enchaînent les agences de presse, 3 579 lots avaient été échangés en début juste quelques temps après. Concernant par ailleurs, l’échéance de novembre (2 570 lots), elle progressait de 4 euros à 215,50 euros. Par contre le marché physique (gré à gré) est marqué par le prix d’une tonne de blé standard allant de 3 à 211 euros. Pour mémoire, le blé tendre valait, hier, 202 euros la tonne sur le marché français.
Mohand Ait Arezki
