Lors de la campagne électorale de 2004, le président Bouteflika a posé comme une des priorités de son mandat, la lutte contre la corruption. Depuis, un projet de loi, dit ‘’loi sur la corruption » a été déposé à l’APN et soumis au vote des élus. On se rappelle que ces mêmes élus ont souvent, dans le passé, dénoncé la corruption et appelé à la combattre mais au moment où l’occasion leur a été donnée de concrétiser, au plan institutionnel, cette revendication, voilà qu’ils se rebiffent, en rejetant un article de cette loi qui, entre autres, les concerne ! La majorité des députés –groupe FLN, MSP et PT- on rejeté, en effet, après trois votes successifs, l’article 7 de la loi qui stipule l’obligation pour les élus et les cadres supérieurs de l’Etat de déclarer leurs biens, avant et après la prise de leurs fonctions et prévoit des sanctions contre ceux qui ne le feraient pas. Les députés du RND ont été les seuls à voter pour cet article. Si dans les coulisses de l’Assemblée, on parle d’une guerre larvée entre les partis, le peuple –qui a élu les députés pour défendre ses intérêts- s’interrogent, lui, sur les raisons réelles du rejet de cet article, clé de la loi. Chacun sait que certains postes sont particulièrement sensibles à la corruption, à cause des responsabilités assumées, et le meilleur moyen de s’assurer de l’honnêteté de ceux qui les détiennent n’est-il pas justement, de vérifier leur patrimoine, avant et après la prise de fonction, pour déceler tout enrichissement non justifié ? Les députés, qui ont, autrefois défrayé la chronique en s’attribuant des salaires faramineux, ont choqué plus d’un…
S. Aït Larba
