Dans cette vaste contrée au pied du majestueux Djurdjura, la protection de l’environnement n’est pas un vain mot. Ces derniers temps, ils sont très nombreux les amoureux de la nature à investir dans ce champ. Devant les multiples agressions que subit l’environnement, notamment avec ces décharges sauvages créées ici et là sur la route vers Tala Guilef, une association dénommée « Eco-environnement » vient d’être mise sur pied. A l’unanimité ses membres ont élu comme président Abdelkader Hamzaoui. » Nous avons fait le premier pas.
Il ne nous reste maintenant que les démarches administratives. Cela ne nous empêche pas quand même d’initier des actions ici et là », nous confiera ce président. Pour ce dernier, leur champ d’action est vaste. » Nous œuvrerons à redonner à notre environnement son aura d’antan. C’est sûr qu’il s’agit de l’affaire de tous, mais il faut qu’il y ait des pionniers pour atteindre cet objectif », ajoutera notre interlocuteur. Avant qu’elle ne soit agréée, l’association a, à son actif, trois opérations depuis janvier dernier. Tout d’abord, il faudra rappeler que le volontariat de plusieurs jours organisé à Iâskriène et ses environs, où des dizaines de sacs poubelles y ont été remplis de canettes, de bouteilles en plastique et autres détritus, a été l’œuvre de ces initiateurs. La deuxième action avait pour objectif le greffage des oléastres. » La dernière fois, nous avons commencé le greffage au niveau du village. Nous avons suspendu l’opération à cause de la pluie », enchaînera le président d’ «Eco-environnement». Avant-hier, en plus des membres de cette association, trois volontaires de Frikat se sont joints à eux pour greffer trente oléastres. » Nous avons décidé de greffer tous les oléastres que nous trouverons sur notre chemin. Et nous sommes à la disposition de tous ceux qui veulent de l’aide pour ce genre d’activité », conclura M. Abdelkader Hamzaoui. Il faut souligner qu’en dépit des efforts fournis par la Direction de l’agriculture en mettant à la disposition des oléiculteurs de jeunes oliviers, la meilleure manière de reconstituer ces oliveraies décimées par la neige et par les incendies reste le greffage de ces milliers d’oliviers sauvages éparpillés dans nos montagnes. En clair, cette initiative est à encourager et elle est aussi un exemple aux autres associations afin de l’initier chacune dans sa région.
Amar Ouramdane
