La commission nationale mixte chargée de la révision du statut particulier du personnel de l’Éducation devait être officiellement installée, hier, lors d’une rencontre ayant regroupé Mme Nouria Benghabrit et dix organisations syndicales autonomes. Prévu pour le 2 mars dernier, l’installation officielle de la commission mixte syndicats-ministère par rapport à la révision du statut particulier des travailleurs du secteur n’a eu lieu qu’hier au niveau du siège du ministère de l’Éducation nationale. Lors de cette rencontre, la commission en question se penchera sur la préparation des textes de lois garantissant le droit au personnel de l’Éducation à un meilleur cadre de travail. Après un long bras de fer entre les syndicats autonomes et leur tutelle, la ministre a fini par céder en annonçant son accord pour le principe de la révision du statut particulier des travailleurs, principale revendication des syndicats, dont plusieurs dysfonctionnements ont été constatés. Mais, conditionne-t-elle, « en même temps, si on réexamine le statut, il faut en contrepartie qu’on puisse signer ensemble une charte d’éthique et de stabilité et il faut qu’il y ait un consensus pour préserver l’école publique ». Les syndicats activant dans le secteur estiment que la correction des dysfonctionnements contenus dans le statut particulier des travailleurs du secteur permettra l’incarnation de la promotion automatique du personnel du l’Éducation. Cependant, la ministre de tutelle a décidé d’assurer une promotion annuelle au profit de 45 000 enseignants pour les trois prochaines années comme décision immédiate, avant le recours à la révision du statut particulier. S’exprimant hier sur les ondes de la chaine III de la radio nationale, le conseiller de Mme Nouria Benghebrit a indiqué qu’ « une commission chargée de la révision des statuts particuliers du personnel de l’éducation nationale sera installée, ce mardi, à Alger, entre la tutelle et 10 organisations syndicales ». M. Mohamed Chaib Draâ El Thani a fait savoir qu’à l’issue de cette rencontre, « un projet de pacte de l’éthique et de la stabilité qui garantit le droit à l’éducation pour l’enfant et le droit à la grève pour l’enseignant sera soumis aux syndicats, plaidant pour le principe selon lequel l’enfant doit être au cœur du système éducatif ». Il a dans ce contexte souligné que le ministère de l’Éducation travaille dans un esprit de concertation pour éviter le recours à la grève. La ministre qui a réussi à absorber la colère des travailleurs du secteur, réussira-t-elle à calmer les esprits des élèves de classes d’examens ? En dépit des assurances de la ministre de l’Éducation qui a promis que les sujets d’examens « porteraient seulement sur les cours dispensés », les lycéens en classes d’examens qui ne semblent pas convaincus, maintiennent toujours leur menace d’investir la rue. Ces derniers veulent à tout prix avoir le « droit au seuil ». À noter que les lycéens en classes d’examens ont appelé le ministère à accélérer l’opération de la limitation des cours autour desquels tourneront les questions des examens.
L. O. Challal
