Chemini Cela s’est passé au lycée Ouddak Arab – Le fléchissement d’une grue a failli tourner au drame

Dans la matinée de mercredi dernier, le crochet d’une grue s’est ployé comme un rameau de saule sous le poids d’une énorme charge de briques. Fort heureusement, l’incident n’a pas fait de victimes, car le drame a été évité de justesse. Autant dire que les enseignants et les lycéens ont eu plus de peur que de mal. L’incident s’est produit au lycée mixte Ouddak Arab de Chemini qui n’en finit pas de défrayer la chronique par ses mauvaises prestations et les couacs à redondance. Sur les lieux de l’accident, nous avons constaté de visu des centaines de briques parties en mille morceaux, ainsi que le crochet qui a fléchi pour former un angle de 90°. Rappelant que le chantier afférent au nouveau lycée constitue un réel danger pour la vie des encadreurs pédagogiques ainsi que les potaches. Le nouveau bloc devant accueillir des salles d’enseignement est érigé au milieu de la cour, de facto, ceinturé par d’anciens blocs où les élèves suivent leurs cours. L’exiguïté de l’emplacement de la grue ne facilite guère la tâche du conducteur qui se doit d’être vigilant au plus haut degré. Cependant, les élèves n’ont d’autres alternatives que de slalomer entre les matériaux de construction et la noria d’engins et de camions faisant la navette en longueur de journées. « Nous avons signalé à moult reprises l’urgence de mettre un cordon de sécurité pour éviter qu’un drame ne se produise. Aujourd’hui, on a frôlé la catastrophe, mais si rien n’est entrepris pour sécuriser les lieux, l’irréparable est imminent », tempête un enseignant du lycée A. Ouddak. Le chef du projet récuse les accusations de certains enseignants lui reprochant de négliger le volet sécuritaire au détriment des élèves. « Au moment où nous avons commencé à ériger le premier étage, j’ai refusé d’installer la grue en raison de l’étroitesse de son emplacement. Résultat de la course, des écrits émanant des organismes chargés du suivi du chantier m’ont sommé de l’installer dans l’immédiat. Chose que j’ai faite incessamment », réplique le responsable du projet devant une foule d’enseignants.

Bachir Djaider