Les corps communs et les OP reviennent à la charge

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Plusieurs secteurs de la fonction publique seront paralysés, à partir de demain, par une grève de deux jours des corps communs, ouvriers professionnels et agents de sécurité selon une déclaration-appel signée conjointement par quatre syndicats, à savoir le SNAPAP, SNCCOPEN, SNTFP et SNITAP. Ce mouvement de grève touchera les secteurs de l’Éducation nationale, les œuvres universitaires, les collectivités locales et la formation professionnelle (CFPA), a-t-on affirmé. Cette action de protestation a été décidée à l’issue d’une réunion de travail tenue, le 25 mars dernier, entre les syndicats ayant appelé à cette grève. «Après l’étude et débat sur la situation chaotique que vivent l’ensemble des corps communs, ouvriers professionnels et agents de sécurité il est à souligner que l’Etat ne présente aucune volonté pour nous rétablir dans nos droits légitimes», lit-on dans ladite déclaration. Ces protestataires dénoncent «la fuite en avant» des pouvoirs publics, qui tardent à honorer leurs engagements. «Où sont les promesses faites par les responsables, concernant la suppression de l’article 87 bis, révision des statuts particuliers, du régime indemnitaire et du statut général de la fonction publique ?», s’est-on interrogé tout en déplorant qu’«à ce jour, aucune décision favorable n’a été prise, sauf la fuite en avant». A travers cet action de protestation, ces travailleurs réclament notamment «un décret d’application de l’abrogation de l’article 87 bis, la révision des statuts particuliers, un salaire selon le pouvoir d’achat, l’application du décret présidentiel n° 14-266 du 28/09/2014 et la révision de la classification des catégories selon les articles 89-224 et 89-225», indique-t-on dans la déclaration-appel, parvenue à notre rédaction. Par ailleurs, les syndicats initiateurs de ce mouvement de grève ont exprimé leur refus de la baisse des allocations familiales et leur rejet du nouveau code de travail. Notons que cette grève de deux jours sera couronnée par une marche, qui s’ébranlera de la Maison de la culture Taos Amrouche vers le siège de la wilaya, où l’on prévoit l’organisation d’un sit-in.

Boualem Slimani

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