La portée d’une visite

Partager

Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, Tayeb Belaïz était en visite de travail et d’inspection, hier, à Tizi-Ouzou.

Une virée d’une grande portée politique et surtout empreinte d’une symbolique consistante au vu des escales prévues dans ce périple marathon ou M. Belaïz a eu à faire pas moins de vingt quatre escales. Le clou de la visite a été sans doute cette dernière halte ou le ministre a eu à inaugurer la stèle de Fatma N’Soumer, une véritable œuvre d’art, côté sortie Est de la ville de Tizi-Ouzou dans une ambiance de fête pleine de symbolique et d’émotion. Auparavant, le ministre a dû s’adonner à un parcours de combattant qui a commencé dès la matinée dans la commune de Draâ Ben Khedda ou il a été accueilli par le wali de Tizi-Ouzou, M. Bouazghi en compagnie du P/APW, Hocine Haroun et le maire de la localité. Sur place, il a inspecté les travaux d’extension du stade communal, le siège de l’APC  après sa réhabilitation, et inauguré le nouveau siège de la daïra. A Tizi-Ouzou, M. Belaïz s’est enquis des travaux d’aménagement du pôle d’excellence d’Oued Fali notamment les différents chantiers des divers programmes de logements. Le ministre a également effectué un crochet sur le chantier du complexe sportif (stade de 50 000 places), de Boukhalfa comme il a procédé à l’inauguration de la nouvelle unité principale  de la Protection civile basée à Bouhinoune. A la mi-journée c’est autour de la Maison de l’environnement de la ville de Tizi-Ouzou, jouxtant la Place des martyrs ou le ministre a procédé d’abord à la pose d’une gerbe de fleur, avant d’être inaugurée. La suite de la visite conduira le ministre accompagnée d’une forte délégation, parmi laquelle le chef de daïra et le maire de Tizi-Ouzou, au siège de l’APC du chef lieu ou il a assisté à une démonstration de la modernisation de l’administration. Pour l’anecdote, il a d’ailleurs ordonné sur place une promotion à la préposée au guichet qui lui délivrait un acte de naissance en moins d’une minute. Au siège de la wilaya, il a eu à inaugurer les nouveaux services de la Réglementation et celui des Archives ainsi que la nouvelle direction de l’Emploi. Dans la daïra de Tizi-Rached ou il s’est rendu dans l’après midi, M. Belaïz a été convié à une présentation des travaux de modernisation de la RN12 et à la pose de la première pierre d’un ouvrage de dédoublement du pont de Tamda, une localité ou il a effectué quelques minutes plus tard une halte au niveau de l’université pour  y inspecter l’état d’avancement du projet de 17 000 places pédagogiques destinées à élargir les capacités de ce pole universitaire. A l’occasion,  face aux appréhensions du wali, le ministre a insisté devant le promoteur du projet pour qu’il livre au moins cinq milles places pédagogiques dans les meilleurs délais pour envisager la prochaine rentrée universitaire plus sereinement. La prochaine destination de la délégation a été le lointain village d’Agouni Azaraze ou le ministre a procédé à la mise en service du gaz naturel pour 260 foyers avant de revenir au chef lieu de Tikobaïn ou il a inauguré le centre psycho-pédagogique pour enfants inadaptés mentaux de Ouaguenoun et le nouveau siège de la daïra locale.

Une commission ministérielle pour éplucher le cas de l’APC d’Azazga

Sur son chemin du retour vers Tizi-Ouzou, le ministre a également inauguré l’antenne administrative de Timizart Loughbar avant de rallier sa dernière escale dédiée à l’héroïne Fadhma N’Soumer. Au chapitre des déclarations le ministre qui était attendu surtout sur le problème de l’APC d’Azazga sur lequel, pour rappel, la population locale l’avait précédemment interpellé personnellement à travers une lettre ouverte, dira to de go qu’il a tranché pour l’envoi d’une « commission ministérielle relevée » pour étudier ce cas de plus près. « Ce n’est pas sage ni bien de fermer une administration car ça génère un blocage pour le citoyen et pour le développement local. C’est pour cela que j’appelle les deux parties à consentir l’effort nécessaire pour arriver à une solution. Par ce que la solution du conflit ne peut se concevoir sans tout le monde. L’assemblée en place a été quand même élue », faisait-il remarquer. Un discours qui en fait vient réconforter la position du wali qui n’a pas cessé jusque là à appeler à la sagesse des uns et des autres pour parvenir à débloquer la situation. Dans le sillage du sujet, le ministre révélera qu’il en existait à peu près « 21 cas d’APC en difficultés mais des solutions ont été vite trouvées sauf pour celui d’Azazga qui perdure encore ». L’autre problème abordé a trait à « l’insécurité » soulevé par les étudiants au niveau de l’université de Tamda. Aussitôt interpellé le ministre instruira sur le champ le chef de sûreté de wilaya pour la prise en charge du problème. 

Passeport biométrique : Plus d’empreintes pour les moins de 12 ans

Sur un autre plan le ministre a annoncé la suppression à partir de la semaine prochaine de la prise des empreintes exigée aux prétendants à la délivrance du passeport biométrique pour les citoyens de moins de 12 ans. Désormais, les parents peuvent se présenter avec le dossier nécessaire sans la présence de leurs enfants. En mettant en œuvre localement, M. Belaïz a ainsi généralisé cette mesure déjà appliquée en faite pour nos ressortissants établis à l’étranger. Toujours dans ce cadre de mesures nationale, le Ministre a confirmé le projet d’un nouveau découpage électoral qui devrait voir le jour selon lui très prochainement. « Un décret est en préparation avancée en ce qui concerne la région du Sud », dévoilera t-il. L’échéance du premier semestre 2016 et avancée pour la concrétisation de la procédure qui devra toucher également les régions des hauts plateaux et du nord en 2017.

150 Milliards de DA pour Tizi-Ouzou

Au chapitre des chiffres, Le ministre qui a annoncé que les projets en cours dans la wilaya, tout secteurs confondus représentent 186 milliards de DA, a également déclaré que la wilaya bénéficiera pour la présente année de quelques 150 Milliards de DA dont 100 milliards pour les PCD et 50 milliards dans le cadre du CCF. « Cette visite est un encouragement pour booster davantage le développement dans la région mais aussi la modernisation de l’administration. Il faut introduire massivement l’outil informatique et arriver à zéro paperasse, » résumait le ministre, sa virée. Cette dernière était sans doute d’une portée plus importante. Il faut dire que vraisemblablement, les habitants du très reculé village d’Agouni Azaraze n’ont jamais imaginé un jour recevoir le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur dans leur localité. Et puis cette autre reconnaissance à Fadhma N’Soumer à la veille du Printemps berbère… Un geste, quoi qu’on dira, historique à l’actif de Belaïz et du wali Bouazghi qui, pour rappel, a été le premier wali à oser attribuer officiellement à des places de la ville de Tizi-Ouzou les noms de Matoub et Djaout, une démarche qui rentre dans le cadre de la réhabilitation des figures historiques de la région.

Djaffar C.  

Partager