L’angoisse des habitants de la commune d’Ath Mansour commence à se faire ressentir à l’approche de la saison estivale, avec cette sempiternelle pénurie de l’eau potable, laquelle se profile d’ores et déjà à l’horizon. La distribution de l’eau potable dans le réseau de l’AEP communal est toujours soumise à ce rationnement drastique à cause de la pénurie et de la chute du niveau des eaux souterraines, pompées à partir du sous-sol des berges de l’oued Sahel. En conséquence, l’eau n’est disponible que 4 heures sur 3 jours dans les robinets des ménages, de quoi remplir seulement quelques jerricans et bouteilles. Alors, pour le remplissage complet des citernes, c’est quasiment impossible avec ce temps dérisoire imparti à chaque quartier du chef-lieu ! Cette insuffisance constatée en eau met dans tous leurs états les citoyens de cette commune qui sont obligés de mettre la main à la poche pour compenser le manque d’eau sur le réseau de distribution. La solution? L’achat de citernes d’eau avec des prix qui oscillent entre 1 000 et 1 200 DA les 3 000 litres. C’est une autre épreuve difficile pour ces habitants, qui voient leurs portefeuilles de plus en plus « usés » par les dépenses inhérentes surtout à la consommation de l’eau potable, très rare dans ces contrées semi-arides durant l’été ! Le malheur de ces ménages ne s’arrête pas là puisque la citerne remplie ne tient que quelques jours seulement, à cause des différents usages (lavages, bains, consommation,…) ; alors, il leur faudra la remplir derechef, en grevant leurs bourses. Et comme le malheur des uns fait le bonheur des autres, les propriétaires des citernes tractées et autres camions-citernes se frottent les mains, eu égard aux énormes profits qu’ils vont pouvoir engranger le long de la saison estivale qui s’approche! D’ores et déjà ces colporteurs d’eau ont annoncé la couleur en se stationnant avec les citernes tractées à quelques mètres du siège de l’APC. Ils se pointent dès la matinée dans les lieux pour offrir leur service à une clientèle de plus en plus compacte et surtout résignée. C’est un commerce très lucratif dans cette municipalité. Posséder un tracteur et une citerne est synonyme d’un emploi « pérenne » ! Sur un autre registre, il y a ce point crucial relatif à la qualité et à l’origine de l’eau distribuée par ces colporteurs, laquelle demeure douteuse. N’en évoquant pas l’état de ces citernes transportant des centaines de fois l’eau durant tout l’été lesquelles ne sont pas salubres, ni encore moins galvanisées ! Les MTH planent ainsi, et comme d’habitude sur les consommateurs avec cette distribution hasardeuse de l’eau par moyen de citernes, laquelle n’obéit aucunement aux règles d’hygiène, à même d’éviter les maladies, souvent des diarrhées aux jeunes enfants et aux bébés fragiles au demeurant. Y a-t-il une autre solution ? Les eaux du barrage de Tilesdit ? Elles sont encore « loin »…
Y. Samir
