A Béjaïa le deuxième jour qui aurait selon les chiffres communiqués par la DE paralysé les établissements scolaires à hauteur de 82,57% a été ponctué par un grand rassemblement du PEST et surtout de corps communs et d’ouvriers professionnels, organisé à partir de 11h devant le siège de la DE. La manifestation a été initiée par la Coordination intersyndicale de l’éducation de Béjaïa qui comprend trois syndicats à savoir l’UNPEF, le SATEF et le CNAPEST, quant au SETEWB, « il a préféré s’en abstenir car, déclare-t-il, il n’est tenu que par les engagements pris par la Coordination intersyndicale nationale. « Vers 11h30, les protestataires qui ont fini d’installer le matériel de sonorisation destiné aux prises de parole, ont bloqué la circulation dans le sens Aamriou centre-ville et ont occupé en faisant face à l’entrée de la DE, sur une bonne distance, toute la largeur de la chaussée. Sur les banderoles portées à bout de bras par les grévistes on pouvait lire entre autres : « Intégration des corps communs et des ouvriers professionnels dans le statut de l’éducation », « Egalité de droits pour tous les travailleurs ». A la prise de parole, les orateurs ont tour à tour mis en exergue le taux de suivi très convaincant de la grève à Béjaïa et dans beaucoup d’autres wilayas du pays. Ils n’ont pas manqué également de fustiger l’attitude du ministre de l’Education qui a, ont-ils souligné, « tenté par des manœuvres d’intimidation, d’étouffer dans l’œuf la formidable dynamique née de la fédération de cinq syndicats autour d’une plate-forme de revendications communes. Ce qui a embarrassé le ministre de l’Education », ajoute plus loin le représentant de la SATEF, c’est plus la naissance de la Coordination intersyndicale qui est un prélude à la mort de l’UGTA que la grève elle-même. Si le représentant du CNAPEST a surtout tenu à réclamer « l’arrêt immédiat et inconditionnel par la DE des sanctions arbitraires à l’encontre des travailleurs », le responsable de l’UNPEF quant à lui, n’a pas arrêté durant son intervention d’exiger en martelant ses mots « l’intégration des corps communs et des ouvriers professionnels dans le cadre du décret 90. 49 ». Avant de se séparer, les orateurs ont promis que si le ministre n’acceptera pas le dialogue avec l’intersyndicale, d’autres actions plus musclées suivront durant l’année scolaire.
B. Mouhoub
