Le calvaire des habitants de la cité Meloui

Les habitants de la cité Meloui, sise près du marché de Seddouk, font face, chaque jour que Dieu fait, à des situations inconcevables et parfois intenables. A commencer par les escaliers du bâtiment menant à la cité d’urgence lesquels sont devenus des pissotières où les urines mélangées quelquefois à des matières fécales humaines forment de petites mares d’eaux usées dégageant des puanteurs nauséabondes gênant ainsi les passants et les habitants qui ne savent pas où donner de la tête pour que cette situation lamentable créée par la bêtise humaine et dépassant le seuil de l’intolérable cesse un jour. « En été, il est difficile de supporter les odeurs nauséabondes qui se dégageaient de ce lieu impropre », regrette un locataire d’un appartement situé au premier étage de l’immeuble. Par ailleurs, sur la route jouxtant cet immeuble et sur le trottoir d’en face, les marchands de poissons ont en fait une place habituelle depuis belle lurette pour la vente du produit. Chaque jour, en partant, ils laissent derrière eux, l’endroit imbibé d’eau salée où gisent les détritus de poissons qui attirent une meute de chats et des essaims de mouches et de guêpes. Non loin de là, c’est un marché de la volaille qui se tient tous les jours. Le cheptel exposé aux aléas climatiques est étalé à même le sol dans des carrés formés par des caisses en plastic servant au transport des volatiles. Le plus souvent, le poulet acheté est égorgé et déplumé sur place. Le soir venu, la fiente dégagée par la volaille se mêle aux résidus des plumages et au sang coagulé, rendant ainsi l’endroit infect. Les deux jours du marché hebdomadaire, les vendredi et samedi, accentuent le désarroi des habitants face aux produits avariés laissés sur place par les marchands ; les déchets ne sont débarrassés que le dimanche par l’équipe de la voirie communale. Ainsi, pendant ces deux jours en question, l’endroit impropre prolifère d’animaux domestiques errants, de mouches et de moustiques. Ces habitants laissés-pour-compte sont totalement désappointés devant cette situation lamentable qui leur empoisonne la vie quotidienne dans leur cité.

L. Beddar