Le stade de Béni Mansour a subi des dégradations au fil des ans. La dernière en date a eu pour théâtre la voûte, où sont pratiqués les sports de combat (le full-contact et le kick-boxing). En effet, les vitres de cette structure, « requinquée » dernièrement, ont été brisées par des projectiles lancés par des inconnus. Il y a même eu des tentatives de « torsion » des portes métalliques. Le portail du stade a été littéralement arraché. Les murs n’ont pas été épargnés, à leur tour, puisqu’ils sont criblés de trous et des accès « succédanés » à l’entrée principale y ont été pratiqués. Les vestiaires, pour ne pas dire le pied-à-terre, se trouvaient squattés, successivement par deux familles, il y a de cela moins de deux ans. Libérés par ces « indus-occupants » à la faveur de leurs recasements dans des logements sociaux (LSP), les lieux se trouvent actuellement dans un état délabré et difficile à réaménager. Les portes ont été arrachées, les en-postes bourrés de boue et de pierres sèches, les robinetteries et tuyauteries (AEP) sont dégradées et usées. Ce lieu qui servait de lieu de détente aux sportifs, offre une vision désolante. Telle une décharge où s’entassent les crottes, les déchets et toutes sorte d’impureté dégageant des remugles et des odeurs méphitiques. Le terrain complètement abandonné, est transformé en pâturage où le bétail paît tranquillement. Si le village n’a pas formé son équipe de football pour forcer la main aux autorités communales afin de prendre en charge ce stade, les tournois ont « brillé » par leur absence. A quoi sert une structure sportive désertée ? Au « vandalisme » ?
M. Y.
