l Les souillures dues à une forte présence de pétrole brut sont signalés au niveau de l’Oued Amarigh en proie à une pollution manifeste à cet hydrocarbure depuis un mois environ. Le cours d’eau prenant sa source dans une région de l’est du pays et traversant la région frontalière située à la limite des wilayas de Bordj Bou Arreridj, Béjaïa et Bouira est recouvert d’une couche visqueuse noirâtre caractéristique de l’or noir qui s’y est déversé, à en juger par les récurrentes traces huileuses qui remontent à la surface, étant donné sa faible densité par rapport à l’eau salée de l’Oued. De source officielle on apprendra que la direction de l’environnement de Béjaïa, instruite par le wali, M. Fatmi Rachid, s’est rendue sur les lieux même de la pollution pour établir un rapport destiné à informer les autorités de l’ampleur des préjudices que la marée noire aurait pu occasionner à l’environnement. Si pour les pouvoirs publics, il n’y a pas lieu de s’alarmer, en revanche, les citoyens ont, sans tarder, tiré la sonnette d’alarme et exprimé leurs appréhensions sur la menace que laissent planer les agents polluants dilués dans l’oued sur la faune aquatique, et la nappe phréatique qui pourrait se retrouver à proximité. Les citoyens ont déjà évoqué une altération du goût de l’eau courante et la présence de substances qu’ils supposent être à l’origine d’une « modification physico-chimique » de l’eau des robinets. Les services de prévention rassurent de leur côté « qu’il n’y a aucune raison de s’alarmer sachant que les prélèvements réguliers de cette eau subjectivement suspectée n’ont à ce jour rien révélé d’anormal ». Enfin, selon la version de Sonatrach, il s’agit des effets d’une ancienne fuite au niveau de l’ancien oléoduc dans la région des Bibans plus précisément à Mzita, relevant de la wilaya de Bordj Bou Arreridj. « C’est du pétrole, cumulé dans des poches du sous-sol qui rejaillit avec les infiltrations des pluies », explique la même source. Les efforts des équipes d’intervention de Sonatrach pour le récupérer avec des pompes appropriées et à le transporter dans des citernes sont demeurées vaines.
Z. F.
