C’est à l’appel de la section locale du syndicat national des journalistes (SNJ) que plusieurs dizaines de journalistes et correspondants de la presse nationale ont organisé une marche silencieuse durant la journée d’hier, qui a coïncidé avec le 03 mai, la Journée mondiale de la liberté de la presse. Pour la dignité du correspondant de la presse locale, pour la liberté de la presse et en hommage aux martyrs de la profession, étaient les trois principaux slogans déployés par les manifestants, a-t-on constaté. De nombreux journalistes venus des wilayas de Tizi-Ouzou, de Boumerdès, d’Alger et de Constantine ont tenu à marquer de leur présence cette manifestation. Les manifestants ont marché à partir du carrefour de l’ex-gare routière du chef-lieu de la wilaya en traversant les principales artères de la ville. Arrivés au siège de la cour de justice de Bouira, les manifestants ont observé une minute de silence, avant de reprendre chemin vers le siège de la wilaya où un rassemblement a été organisé. Lors d’une courte prise de parole, les organisateurs de la marche ont rappelé les principales revendications adoptées par l’assemblée générale du SNJ-Bouira à cette occasion. Il s’agit entre autres de l’amélioration des conditions socioprofessionnelles des journalistes exerçant à l’échelle locale, ainsi que l’application d’une équité salariale entre la presse publique et la presse privée. « Nous sommes, ces centaines, ces milliers de correspondants de la presse écrite qui travaillons dans l’ombre ; ces soutiers de la presse qui faisons le journal à hauteur de 70 %, mais qui sommes les moins considérés. Nous sommes là tels ces chandeliers qui portent les bougies. Nous sommes les parents pauvres de la presse, les marginaux de la presse », lit-on dans la déclaration du SNJ. Les manifestants se sont, par la suite, dispersés dans le calme.
R. B/O. K
