La sécheresse sévit depuis quelques semaines déjà et annonce un été sec et chaud ! Ses retombées commencent à être ressenties par les habitants de la vallée de la Soummam, pour ne citer que cette région.
Le débit des eaux des différentes rivières qui parcourent ces contrées, comme le Sahel et Soummam, a chuté au point où elles paraissent comme des ruisseaux qui coulent doucement dans une atmosphère chaude et humide. Néanmoins, le cas de l’oued Illoula est plus préoccupant, du moment qu’aucune goutte d’eau ne subsiste dans le lit de ce cours d’eau, lequel prend origine des contreforts méridionaux des chaînes montagneuses du Djurdjura. Comme nous l’avons constaté dimanche dernier, cette rivière qui traverse, entre autres, les territoires des communes d’Ighrem et Akbou, était à sec ! C’est dire que la sécheresse commence d’ores et déjà à « frapper » fort, en l’absence d’une hypothétique averse salvatrice surtout pour la saison agricole. La céréaliculture se trouve plus que jamais menacée, avec l’absence des pluies. Les terres emblavées affichent une vue presque terne, et les épis ont du mal à croître normalement. Certains paysans se voient contraints de procéder à l’irrigation par aspersion des surfaces semées de blé et autres céréales, afin de sauver ce qui peut l’être. « Si la pluie ne tombe pas d’ici quelques jours, les céréales peuvent en pâtir et péricliter sous l’effet de la chaleur et de la sécheresse! », s’alarme un céréaliculteur de Boudjellil. Il n’y a malheureusement pas que la céréaliculture qui risque d’enregistrer une récolte pour le moins mitigée, il y a également l’autre filière qui se trouve également menacée par la sécheresse qui se profile à l’horizon. Il s’agit de l’arboriculture, et particulièrement l’oléiculture, ressource prédominante dans la région de la Soummam, où l’on compte des dizaines de milliers d’oliviers, plusieurs fois centenaires pour la majorité! En effet, les oléiculteurs de la vallée ont tous en mémoire cette angoissante sécheresse qui a sévit pendant plusieurs mois l’année dernière, en menaçant les oliviers d’une mort certaine. Ce n’était qu’en décembre de l’an précédent que les pluies ont fait leur apparition, sauvant in-extremis des milliers d’oliviers. Cette fois-ci, le scénario semble se répéter avec la sécheresse qui commence à s’installer. L’irrigation des arbres fruitiers semble être l’unique solution, mais à quel prix? Et ce lorsque l’on sait que la majorité des propriétaires d’oliveraies ne disposent pas de moyens financier et matériel afin de lutter contre la sécheresse.
Syphax Y.

