Samedi prochain, les plages du littoral bejaoui seront envahies par de jeunes volontaires pour une large opération de nettoyage. C’est dans le cadre du programme de sensibilisation des jeunes sur l’intérêt qu’il y a lieu d’accorder à la préservation de l’écologie et de l’environnement que la Direction de la jeunesse et des sports organise, chaque année, cet événement écologique. Quelque cinq mille jeunes sont attendus, ce samedi, pour procéder au nettoyage des plages de Tichy, Aokas, Souk El Tenine, Melbou, Béni K’sila et la baie des aiguades. La Direction de la jeunesse et des sports inscrit cette journée dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de l’environnement et de la préparation de l’ouverture de la saison estivale. Il est vrai qu’à l’approche de la saison estivale, outre les services des institutions étatiques, les différents mouvements associatifs organisent des volontariats pour rendre leurs communes respectives plus propres. À Lota, dans la commune de Chemini, ce vendredi, un volontariat a été organisé par les habitants de la localité afin de débroussailler la région et éviter, par conséquent, les départs de feu qui se multiplient en été. De l’autre côté de la Soummam, c’est-à-dire dans le sahel, c’est plutôt le nettoyage des plages et des différents sites touristiques qui sont priorisés. À Aokas, à l’initiative de l’association du quartier d’Ait Aissa, des citoyens volontaires procèdent chaque vendredi, ceci depuis le début du mois de mai, au nettoyage de la route touristique du Cap d’Aokas, un lieu très visité par les vacanciers. Dommage que malgré cette bonne volonté les pollueurs de ce genre de sites reviennent à la charge chaque jour. Oui, en effet, un tour, le jeudi soir, nous a permis de constater de visu l’ampleur de la catastrophe engendrée par ces récidivistes. Si, sur la route touristique du Cap, les quelques consommateurs de bière qui s’y trouvaient mettaient leurs vides dans des sachets, sur la route nationale n° 9, à la sortie Ouest du tunnel, c’était autre chose. L’esplanade aménagée récemment était envahie par des visiteurs d’une nuit, venus à bord de leurs véhicules dont les plaques minéralogiques indiquent qu’ils sont majoritairement de Sétif et de Bordj Bou Arreridj. Hélas, ces derniers semblent tirer un malin plaisir à jeter les bouteilles et cannettes en mer ou carrément à les briser sur les blocs de pierres servant pour la protection de la route. Il est utile de signaler l’absence de poubelles et de bacs à ordures sur les lieux.
A. Gana
