Aït Yahia Moussa les préparatifs pour le mois sacré vont bon train – 360 millions de centimes pour les couffins du Ramadhan

Tout comme tout ailleurs, à travers les 67 communes de la wilaya, celle-ci a pris déjà ses devants pour être prête avant le premier jour du Ramadan, qui commencera dans un mois. Dans cette municipalité l’une des plus pauvres de la wilaya, selon sa carte sociale, le nombre de demandeurs de cette solidarité est en nette croissance ces dernières années.  » C’est une opération qu’on mène en étroite collaboration avec les comités de villages. Chaque année, la liste est revue à la hausse. À titre d’exemple, l’an dernier, nous avons servi mille couffins remplis de denrées alimentaires. Et à chaque fois, on a des réclamations. Pourtant, ce n’est pas seulement le travail du service social », nous apprendra une source proche de ce dossier. Cette année encore, le nombre sera revu à la hausse, d’autant plus que la cagnotte paraît importante. De leur côté les élus de l’exécutif ont retenu 200 millions de centimes et la wilaya leur a accordé une subvention de 160 millions de centimes. D’ailleurs, les consultations pour le choix du fournisseur sont lancées.  » Le fournisseur le moins disant sera retenu. Ce sont les mêmes denrées que celles des années précédentes. Ce sont des produits de large consommation, tels la semoule, l’huile de table, les pâtes alimentaires,… « , nous répondra le maire. La cagnotte est plus importante, car elle peut nous permettre de satisfaire le maximum de familles.  » Dès que les produits seront arrivés, la commission sociale se chargera de la composition des colis. Nous essaierons de satisfaire le maximum de familles. Tout comme chaque année, même le transport de ces denrées sera assuré par nos moyens jusqu’aux villages où l’opération de distribution sera l’œuvre des comités de villages. Ce sont eux qui vont s’organiser pour la réussite de l’opération », nous apprendra, de son côté le maire. Même si pour cette année, l’option de distribution des colis est maintenue, d’autres voix s’élèvent pour demander aux pouvoirs publics de remettre des chèques aux concernés.  » En instituant le chèque, la tâche sera plus facile. C’est comme pour les trois mille dinars de la prime de scolarité destinée aux familles démunies et nécessiteuses. Il faut seulement trouver un moyen. Par exemple, leur envoyer des mandats qu’ils retireront au niveau des agences postales à travers le territoire national », estimera un responsable qui voit que c’est une solution idoine pour éviter toute spéculation à ce sujet.

Amar Ouramdane