Premier jour de la grève des médecins résidents – Massivement suivie, selon le SNMRA

Le mouvement de grève de deux jours auquel a appelé le syndicat national des médecins résidents algériens (SNMRA) a été suivi à plus de 80% au niveau national. « Notre débrayage à été suivi à 80% dans la plupart des wilayas du pays. Les médecins résidents dans les wilayas de l’ouest ont répondu à 100% à ce mouvement de protestation, et dans les régions de l’Est et celles du centre le taux d’adhésion est de 80% », a affirmé hier, docteur Samir Kikout, le coordinateur national du SNMRA. Ce débrayage a été accompagné de plusieurs sit-in qui ont été observés dans plusieurs CHU du pays. L’interlocuteur a fait état d’autres sit-in qui seront organisés demain. Il s’agit d’un rassemblement au niveau du CHU Mustapha Bacha à Alger et d’un sit-in devant la faculté de médecine à Tizi-Ouzou, où le taux de suivi de ce débrayage a atteint les 95%, a précisé Dr Kikout. Les grévistes ont mis l’accent sur la nécessité de procéder à la refonte pédagogique au cours du résidanat. « Le système pédagogique n’en a que le nom, les médecins résidents des différentes spécialités sont insatisfaits de la progression et de la qualité de la formation. Nous voyons une urgence à la refonte de ce système, laquelle a été réclamée à maintes reprises », a plaidé le SNMRA. Ce dernier juge également « inadapté » et « sans effet » l’arrêté 709 compte tenu de ses visas et références anciennes. « Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a promulgué l’arrêté 358 du 7 mai 2011 après proposition des comités pédagogiques nationaux de spécialité demandant aux doyens des facultés de surseoir à l’application de l’arrêté 709 et de considérer l’évaluation comme un acte pédagogique non sanctionnant, et en les instruisant à œuvrer pour la représentation des résidents et de revoir les modalités d’évaluation », souligne ladite organisation syndicale. « Cinq ans après, les mêmes acteurs et sans avoir élaboré aucun programme ni aucun support pédagogique décident de ne pas prendre en compte nos préoccupations et renouent avec le mode sanctionnant », a martelé le porte-parole du syndicat. Il est utile de souligner que le même syndicat compte tenir une assemblée nationale d’évaluation, demain, 28 mai.

  Samira Saïdj