Les médecins résidents ne comptent pas lâcher du lest. Ils ont paralysé encore une fois, hier, les centres hospitalo-universitaires au niveau national en guise de protestation contre la non-prise en charge de leurs revendications. Les médecins résidents ont été nombreux à répondre à l’appel de la grève de deux jours à travers tous les CHU du pays lancé par le syndicat national des médecins résidents algériens (SNMRA). Ce débrayage a été accompagné par de différents sit-in qui ont été observés, au niveau de toutes les facultés de médecine. « Après la grève observée, les 26 et 27 mai passé aucune suite n’a été donnée à nos revendications. En effet, nous avons décidé de reconduire notre mouvement de protestation, qui a été suivi à 80% au niveau national », a affirmé hier, Samir Kikout, représentant des médecins résidents. Ce dernier a affiché le refus de sa formation syndicale quant à la proposition faite par les ministères de la Santé et celui de l’Enseignement supérieur, portant sur la mise en place d’un dialogue avec les grévistes par une médiation d’autres syndicats. « Nous rejetons cette proposition, car nous voulons une médiation directe avec notre syndicat », a martelé Dr. Kikout. L’interlocuteur a estimé que ses collègues appellent à améliorer leurs conditions socioprofessionnelles afin de les encourager à aller travailler dans les wilayas du Sud et celles des hauts-plateaux. Ladite organisation syndicale plaide pour l’installation d’une commission mixte permanente garantissant une bonne coopération pour le bon déroulement de la formation spécialisée. Les grévistes revendiquent l’annulation de l’arrêté 709 du 6 décembre 2010 et procéder à l’élaboration d’un nouveau guide régissant le cursus de résidanat répondant aux normes mondiales. Ils demandent aussi l’amendement de l’arrêté 101 du 11 octobre 2006 relatif à l’organisation et le fonctionnement des comités pédagogiques régionaux et nationaux de spécialités, en prenant en considération le droit des résidents de se faire représenter par un délégué élu au niveau de chaque comité pédagogique.
Samira Saïdj
