Comme nous l'avions déjà rapporté en mars dernier sur ces mêmes colonnes, les gérants de cafés avaient unilatéralement décidé d'augmenter le tarif de la tasse de café de cinq dinars, passant de 20 à 25 dinars.
Bien sûr, nombreux étaient ceux qui n’ont pas adhéré à cette démarche. Cela a provoqué d’ailleurs, une mésentente entre eux et des interrogations au sein des consommateurs. » On ne sait pas pourquoi ce ne sont pas tous les cafetiers qui ont opté pour cette augmentation », nous dira un habitué d’un café au centre-ville. Et de poursuivre: » il n’y a que quelques uns qui se sont empressés à appliquer le nouveau tarif. Alors que le prix du kilo de café n’a subi qu’une augmentation non significative ». Au fil des jours, il nous a été donné de remarquer que le nouveau tarif est revu à la baisse. » J’étais étonné de voir que le cafetier qui m’exigeait 25 dinars pour la tasse de café me rend les cinq dinars de plus », nous dira un consommateur. » Quand je lui ai demandé pourquoi son patron est revenu sur sa décision, il me répondra que ce n’était pas juste d’apprendre de la bouche des consommateurs que la quasi-totalité des cafés ne l’ont pas augmenté. Partout: à Boghni, à Tizi-Gheniff, à Draâ Ben Khedda, pour ne citer que ces villes, le tarif est maintenu à vingt dinars. C’est pourquoi nous sommes obligés de nous aligner avec eux », nous expliquera ce consommateur qui a eu une longue conversation avec un garçon de salle. Cette baisse encourage tout de même les consommateurs à fréquenter plus ces débits de boissons car, précisons-le, par principe, beaucoup ont diminué la consommation de café et ont même diminué la fréquentation de ces lieux. » Quand on consomme quatre tasses par jour, cela nous permettra d’économiser vingt dinars. C’est avec quoi on peut acheter un journal et même deux quand il s’agit du vôtre », nous répondra un consommateur à qui nous avons décliné notre identité et notre organe. Cela étant, il faudrait quand même que de telles augmentations soient prises par les services concernés bien qu’avec la libéralisation des prix, cela n’est pas une exigence car celle-ci ne s’intéresse qu’à la qualité du produit et quand il s’agit seulement des produits subventionnés par l’Etat, tels le pain et le lait à titre d’exemple.
Amar Ouramdane

