Six mois de blocage persistant à l’Assemblée populaire communale de Seddouk où rien ne va plus, chose incompréhensible d’ailleurs.
Le moins que l’on puisse dire est que cette crise qui semble s’installer dans la durée est loin de connaître son épilogue tant que chacun des antagonistes campe sur sa position et l’administration à qui échoit le rôle d’arbitre tarde à brandir le carton rouge pour mettre out le fautif. C’est un combat où seuls les citoyens sont perdants. Ce qui est malheureux, sur la porte d’entrée du siège de l’APC de Seddouk, on y trouve collés des avis d’appels d’offres émanant de toutes les communes du couloir de la Soummam, cherchant une large diffusion de leurs projets pour des réalisations rapides, c’est-à-dire de Boudjellil à Béjaïa, sauf ceux de Seddouk, une commune où les retards sur les projets sont devenus légion d’ailleurs. Et pour cause ! Les PCD et budget de wilaya 2015 sont rejetés lors la dernière assemblée générale des élus du 31 mars 2015. Deux mois sont déjà passés ! Tout le monde a cru que le miracle allait se produire quand certains représentants d’associations à caractère social ont pris dernièrement l’initiative de réunir à la même table l’exécutif et l’opposition pour tenter, ensemble, de trouver une solution à une crise sans précédent qui frappe l’APC de Seddouk, et dont les conséquences sont subies par la population. Et ils ont réussi dans leur travail besogneux. Mais, selon une personne présente dans la salle, chacune des deux parties cherchait à endosser la responsabilité à l’autre. Selon cette source, le maire reste attaché à son exécutif qu’il soutient et ne veut pas démettre et pour cela, il a demandé tout bonnement aux élus de l’opposition de s’impliquer dans la gestion en acceptant de désigner des éléments qui vont renforcer l’exécutif en remplacement des deux vice-présidents qui l’ont quitté. L’opposition, pour sa part, accepte son implication dans la gestion à condition que l’exécutif ou du moins ce qui en reste soit démis conformément à la dernière assemblée générale des élus, où la majorité a voté sa dissolution. Il y a une semaine, le chef de file de la liste des indépendants a pris langue avec le P/APC en présence d’une personne sage qui les a réunis. Durant cette réunion qui a duré environ deux heures et qui s’est tenue à la terrasse du café Hedroug au vu et au su de tout le monde, ils ont tenté de trouver une solution à ce blocage qui dure mais en vain, semble-t-il. Ces élus qui ont promis des monts et merveilles à la population lors de la campagne électorale passée sauront-ils faire des concessions en plaçant les intérêts de ceux qui les ont élus avant toute autre chose ? Plus malin et bien avisé celui qui aura la réponse aux trois questions que se posent les citoyens de la commune de Seddouk. Primo : Le P/APC, qui est élu à une majorité de 10 élus sur les 19 que compte l’assemblée populaire communal, est-il destituable quand il perd cette majorité au profit du camp de l’opposition ? Et ce sont les 10 élus de la nouvelle majorité qui lui ont retiré par vote à main levée dans une salle archicomble la confiance lors de l’assemblée extra ordinaire du 31 mars 2015. Secundo : Pourquoi ce même P/APC s’obstine-t-il à renforcer la composante de son exécutif amoindri par le retrait de deux vice-présidents alors qu’il a une réserve d’élus issue de sa liste et de celle d’un autre parti, son allié qui lui donne la latitude de le faire? Tertio : Pourquoi les trois délibérations de l’assemblée des élus du 31 mars soumises à l’administration pour décision à prendre en tant que tutelle, mettent autant de retard?
L. Beddar

