Le chômage et l’absence de sociétés créatrices de richesses, donc d’emplois, dans la commune d’Ahnif, dont le chef-lieu est situé à 40 Kms à l’Est de Bouira, a contraint beaucoup de jeunes de la localité à investir dans des créneaux plutôt nouveaux et qui connaissent une tendance en nette croissance ! Cela concerne le secteur tertiaire, qui est celui des services, qui connaît un intérêt grandissant ces dernières années. En effet, un fait nouveau est venu dernièrement corroborer cette tendance, avec « l’entrée » en lice des jeunes propriétaires d’engins de travaux publics et autres véhicules pour le transport de marchandises, lesquels sont stationnés dans l’aire qui jouxte le relais d’Ahnif, situé à la lisière de la RN5. Cet endroit, qui était vide il y a quelques mois seulement, se trouve, dès à présent, squatté par des dizaines de jeunes et moins jeunes avec des camions, des engins (chargeurs, dépannage, pelleteuses, etc.) et même des taxis clandestins. Ces personnes se pointent, chaque jour, à cet endroit pour offrir leurs services à une éventuelle clientèle. Avec l’extension urbaine et l’auto-construction qui va au galop du côté des ménages, il y a de quoi pavoiser et permettre à ces jeunes de gagner convenablement leur vie. Pour le transport, par exemple, de matériaux de construction, les auto-constructeurs de la localité font appel à ces jeunes pour acheminer vers les chantiers, ouverts pour la circonstance, tout ce dont ils ont besoin. Par ailleurs, pour les besoins de creusage de tranchées (installation de buses, fondations,…) les citoyens font appel aux conducteurs d’engins de travaux publics, qui n’attendent qu’un signe de leur part pour ce faire. Pour le dépannage, un engin est stationné pour cela à proximité du relais. Néanmoins, cette activité récente est exercée dans l’anarchie. Car, d’une part, les transporteurs travaillent au noir, ce qui induit l’évasion fiscale, et d’autre part, ces personnes squattent tous les espaces publics libres.
Y.S.
